SITE D'INFORMATIONS POUR LA COMPRÉHENSION ET LE TRAITEMENT DE L'ADDICTION ALIMENTAIRE: BOULIMIE, ANOREXIE, HYPERHAGIE ETC.
boulimie.fr
A paraître

Ce site porte un regard essentiellement psychologique et psychanalytique sur l'origine de la boulimie

Selon les travaux de
la psychologue Catherine Hervais
https://hervais.com : contact

    Crise de boulimie hyperphagie

    Article de Catherine Hervais, psychologue spécialisée dans les TCA,
    Groupes de psychothérapie (aujourd'hui à distance)
    Auteur des best sellers "Les Toxicos de la Bouffe" (Ed. Poche) et "Boulimie Anorexie : Guide de survie" (Ed Dunod)

     

    La plupart des gens pensent que l'hyperphagie boulimie est la cause de leur mal-être existentiel. Mais la source d'une addiction, quand elle n'est pas métabolique, vient d'un trouble de l'identité. L'hyperphagie boulimie est en fait un réflexe de survie qui apaise une impression d'effondrement, une "sensation hurlante de vide" qui disparaîssent avec un travail sur soi et sur sa relation aux autres, de préférence en psychothérapie de groupe (centré sur le problème d'identité).

     

    crise de boulimie hyperphagie

     

    Crise de boulimie hyperphagie 

    Crise de boulimie hyperphagie : qu’est-ce que la boulimie hyperphagie ? 

     

    Souvent, les personnes qui ont un trouble du comportement alimentaire se demandent si elles sont boulimiques, hyperphages ou anorexiques. Actuellement, il semble que l'on désigne par le terme de d’“hyperphages" les personnes qui ne se font pas vomir, de "boulimiques" celles qui se font vomir et d' « anorexiques" celles qui sont boulimiques vomisseuses, très minces ou bien les personnes qui ne se font pas vomir mais qui ont fait une anorexie à l'adolescence. (repris de https://www.boulimie.fr/articles/boulimie-explications/boulimique-hyperphage

     

    Crise de boulimie hyperphagie 

    Crise de boulimie hyperphagie : qui est touché par la boulimie hyperphagie ?

     

    La boulimie hyperphagie, ou encore l’hyperphagie boulimique, est souvent désignée comme le comportement alimentaire des personnes boulimiques qui ne se font pas vomir. Jusqu'à présent on pensait que ce dysfonctionnement alimentaire était plus particulièrement féminin. Mais si les hommes sont moins enclins à se faire aider en psychothérapie, cela ne signifie pas nécessairement qu'ils sont moins nombreux que les femmes à souffrir de boulimie hyperphagie. Il est possible qu’ils en souffrent en général un peu moins que les femmes. Peut-être accordent-ils moins d'importance à leur ligne. Peut-être, bien qu’atteints de boulimie hyperphagie, sont-ils, d'une manière générale, moins obsédés par leur « look ». Peut-être savent-ils que, même gros, ils gardent un certain pouvoir de séduction auprès des femmes. L’inverse est moins évident. On voit souvent des célébrités qui ont été très minces devenir obèses au bout d’un certain nombre d’années, ou bien avoir un mal fou à garder leur ligne. Les femmes s’empêchent de grossir par peur de perdre leur pouvoir de séduction tandis que les hommes, souvent, semblent ne pas en faire un problème. D’autant que, dans certaines cultures orientales, comme dans la nôtre au début du siècle dernier, la grosseur chez l’homme est un signe de pouvoir et de séduction.

    Mais si les hommes semblent moins atteints par la boulimie hyperphagie, c'est peut-être aussi parce qu'ils ne cherchent pas désespérément à perdre du poids ni à se faire aider quand ils mangent plus que de raison à table, tant au petit déjeuner qu’aux repas suivants. Cela ne choque personne quand ils ont tendance se resservir plusieurs assiettes. Peut-être sont-ils simplement dérangés par leur comportement alimentaire sans pour autant chercher à le changer. La boulimie hyperphagie peut totalement passer inaperçue quand on fait beaucoup de sport, et quand on ne grossit pas. Certaines personnes ont cette chance de pouvoir manger tout ce qu'elles veulent, en très grand quantité, sans prendre de poids. En ce qui concerne ces personnes, femmes ou hommes, elles ne mettent probablement pas le diagnostic de boulimie hyperphagie sur leur comportement. Peut-être ne sont-elles même pas dérangées par le fait d'être obsédées par la nourriture à peu près tout le temps. On se souvient de l’obésité de Marlon Brando, d’Elvis Presley, d’Alfred Hitchock, de Churchill, d’Oscar Wilde, d’une pléthores de comédiens.

    Rien n’exclut que ces célébrités n’aient eu une obésité liée à un problème de santé. Mais peut-être aussi apaisent-ils leur angoisse avec de la boulimie hyperphagie.

    En tout cas, il est à peu près certain que, même si la boulimie hyperphagie touche aussi l'univers masculin, elle est, d'une manière générale, bien plus pénalisante chez les femmes que chez les hommes.

     

    Crise de boulimie hyperphagie 

    Crise de boulimie hyperphagie : comment savoir qu’il s’agit d’une crise de boulimie hyperphagie

     

    Si on appelle boulimie hyperphagie le comportement qui consiste à manger beaucoup trop sans faim et sans fin, si on reconnaît aujourd'hui que c'est une addiction sévère au même titre que l'addiction aux drogues dures ou à l'alcool, la boulimie hyperphagie peut prendre plusieurs formes. Il y a des gens qui mangent relativement peu mais tout le temps, tout au long de la journée. Ces personnes sont atteintes de boulimie hyperphagie puisqu'elles utilisent une addiction pour apaiser et refouler une angoisse probablement disproportionnée. Lorsqu'on ne mange pas trop à cause d'un problème métabolique, on mange trop pour apaiser une angoisse profonde probablement liée à une fragilité, un trop-plein émotionnel. La boulimie hyperphagie est alors vécue comme un réflexe de survie pour son côté immédiatement apaisant.

    Quand s'agit d'une crise de boulimie hyperphagie, c'est en général de très grosses absorptions de nourriture en très peu de temps dont on parle. On mange un caddie entier, on vide le garde-manger, le réfrigérateur, on finit seul dans la cuisine tous les restes du repas familial et bien plus encore. Il s'agit d'une crise de boulimie hyperphagie parce que l'addiction à la nourriture ne se passe pas sous la forme de grignotage tout au long de la journée mais en une ou plusieurs fois sous la forme de quantités énormes. C'est au point qu'à la fin d'une crise de boulimie hyperphagie on se retrouve avec un ventre de femme enceinte. On a beaucoup de difficultés pour respirer, un énorme mal de ventre. Au point qu’on a vu parfois certaines personnes simuler des tentatives de suicide pour obtenir un lavage d'estomac à l'hôpital. L'inconfort des crises de boulimie hyperphagie est beaucoup plus grand que lui de la boulimie hyperphagie sans crises, ne serait-ce que sur le plan des douleurs et des sensations d'étouffement.

     

    Crise de boulimie hyperphagie 

    Crise de boulimie hyperphagie : quelles en sont les caractéristiques ?

     

    La crise de boulimie hyperphagie a les mêmes caractéristiques que la crise de boulimie non hyperphagique. À un détail près : on a tendance à parler d’hyperphagie lorsque la personne ne se fait pas vomir. En général, les personnes qui se font vomir sont nommées «  boulimiques anorexiques » par le corps médical et n’ont pas de crise de boulimie hyperphagie. C’est principalement lorsqu’on a à faire à des personnes qui font des crises de boulimie sans se faire vomir qu’on parlera de crise de boulimie hyperphagie. En effet, la médecine a tendance à désigner les maladies en fonction des symptômes. Mais d’un point de vue psychanalytique, on peut avoir des symptômes semblables et une problématique psychologique différente. Par exemple les boulimiques très maigres qui se font vomir sont souvent traitées pour anorexie, alors que d’un point de vue psychologique, si elles peuvent ressembler aux anorexiques, elles ont une problématique tout à fait différente. C’est ce dont parle la psychanalyste Caroline Eliacheff dans sa conférence (Les indomptables : « Figures de l'anorexie », par Ginette Raimbault et Caroline Eliacheff  | ed. Odile Jacob).

    Ainsi, la différence entre une boulimique maigre (qui se fait vomir où qui fait des crises de boulimie hyperphagie) et une anorexique pure et dure (qui ne se fait pas vomir et qui n'a pas de crise de boulimie hyperphagie) ne se mesure pas à leur poids, puisqu’il n’y a souvent pas de différence sur ce plan. Elle ne se mesure pas non plus au rapport addictif à la nourriture (ou au refus de nourriture), ni au fait que l’une trouve son « oxygène » dans la nourriture tandis que l’autre le trouve dans le contrôle. La différence se situe sur un plan mental :  la boulimique maigre n’a pas d’estime de soi tandis que l’anorexique semble au contraire se satisfaire tout à fait bien de qui et de comment elle est. La crise de boulimie hyperphagie et la crise de boulimie vomitive ont toutes les deux les mêmes caractéristiques. Les personnes qui souffrent de crises de boulimie hyperphagie, comme celles qui souffrent de crises de boulimie vomitive, cherchent l’une et l’autre désespérément à se contrôler, sans y parvenir suffisamment longtemps. Les unes comme les autres ont une très mauvaise image d'elles-mêmes, se sentent complètement perdues, et font souvent appel à des « psys » pour les aider à se débarrasser de leur addiction alimentaire. La personne qui fait des crises de boulimie hyperphagie a en fait la même problématique psychique que celle qui fait des crises de boulimie vomitives.

     

    Crise de boulimie hyperphagie 

    Crise de boulimie hyperphagie : comment la calmer ? 

     

    La crise de boulimie hyperphagie est beaucoup plus difficile à calmer que la crise de boulimie non hyperphagique. Quand on se fait vomir, on se sent fatigué, minable, dégoûté mais on n’a pas d’intenses douleurs. Certaines personnes se fatiguent plus que d’autres selon que le vomissement est plus ou moins rapide ou dure longtemps (certaines personnes boivent de l’eau pour faire plusieurs « vidanges » jusqu’à ce que l’eau rendue soit claire). Contrairement à la crise de boulimie hyperphagie qui crée d’intense douleurs au ventre pendant plusieurs heures, la crise de boulimie vomitive permet, elle, de trouver le calme au bout de très peu de temps. En revanche, la crise de boulimie hyperphagie est terriblement douloureuse. On a mal partout quand le ventre est trop plein, on ne sait pas comment se poser. Même couché, on a mal, comme on peut le voir dans le documentaire « Boulimie et Thérapie »
    https://youtu.be/zWAF6a4XW3Y

    J'ai personnellement connu une jeune femme qui venait de faire une très grosse crise de boulimie hyperphagie dans sa chambre. Elle avait 17 ans. Comme elle ne redescendait pas, ses parents sont montés taper à sa porte en lui demandant d'ouvrir. Elle ne voulait pas. Derrière la porte ses parents s'énervaient et dans un geste désespéré, elle a ouvrert la fenêtre et s’est jetée du 4e étage. Ses parents sont redescendus à toute allure. Elle entendait sa mère dire à son père: « elle est morte elle est morte ». Elle n'était pas morte. Elle était allongée sur le dos et les entendait paniquer. Elle ne savait pas à quel point elle serait handicapée de sa chute, mais sur le moment ce n’était pas son premier souci. La seule chose qu'elle demandait à ses parents c’était de la délivrer des douleurs de sa crise de boulimie hyperphagie. Et elle répétait en suppliant : « faites-moi vomir, faites-moi vomir ».

     

    Crise de boulimie hyperphagie 

    Différence entre boulimie et hyperphagie : à qui faire appel ?

     

    Quand on fait des crises de boulimie hyperphagie, c’est la même chose que pour les personnes qui font des crises de boulimie vomitives. On est perdu, on se sent à côté de sa vie (même quand on a une belle vie aux yeux de tous) on n’est réellement motivé par rien d’autre que manger et dormir. Le reste du temps on se sent vide, on essaie de s’occuper, on s’ennuie beaucoup, on est rongé par l’angoisse, on ne se sent pas dans sa vie et, contrairement aux personnes qui font de l’anorexie pure et dure, on cherche de l’aide.

    Mais à qui faire appel ? Un médecin d'abord, parce qu'on se croit malade. Un psychiatre dans un second temps, parce qu'on voit que le médecin n'a pas pu apporter une aide suffisante. Et enfin un psychothérapeute, spécialisé dans l'accompagnement des personnes qui ne peuvent pas vivre sans une addiction, parce qu'il connaît mieux que d'autres psys les aspects atypiques de ces personnalités et sait sans doute mieux qu'un psy « tout-terrain » sur quoi faire travailler psychologiquement et relationnellement les gens qui font des crises de boulimie hyperphagie.

    Quand un médecin est confronté à quelqu'un qui fait des crises de boulimie hyperphagie il commence par chercher s'il y a une cause métabolique en prescrivant des examens. Si ces derniers montrent qu’il n'y a pas de cause métabolique, il conseillera à la personne de manger équilibré et régulièrement. Il pourra éventuellement donner des conseils médicaux judicieux pour que la personne ne perturbe pas trop son équilibre biologique.

    Si la personne qui fait des crises de boulimie hyperphagie se déprime de ne pas pouvoir garder le contrôle sur quelque chose qui la contrarie au plus haut point, elle pourra aller consulter un psychiatre. Ce dernier, selon ce qu'il observera des difficultés mentales de la personne, comme par exemple un côté bipolaire, pourra tout à fait lui prescrire des médicaments qui vont atténuer son angoisse. Très souvent les personnes qui font des crises de boulimie hyperphagie redoutent les médicaments antidépresseurs où anxiolytiques, craignant souvent sde devenir dépendantes aux médicaments. C’est dommage, car les médicaments, par périodes, sont très utiles pour acquérir un minimum de confort et se débarrasser d’un trop plein d’angoisse.

     

    Crise de boulimie hyperphagie 

    Différence entre boulimie et hyperphagie : Quel traitement ?

     

    Quand on souffre de crises de boulimie hyperphagie, après avoir tenté de se faire aider par un médecin, après avoir consulté un psychiatre pour atténuer ponctuellement sa souffrance psychique avec des médicaments, on finit par être de plus en plus convaincu que quelque chose ne fonctionne pas bien sur le plan psychologique. Certains se tournent alors vers la psychothérapie, sans néanpoins trouver vraiment ce dont ils ont besoin. Ou bien le psy est trop silencieux, et la personne qui fait des crises de boulimie hyperphagie se sent abandonnée, avec l'impression de ne pas l'intéresser. Ou bien le psy est du genre à écouter avec empathie et donner des conseils. Mais très souvent les psys sont « largués ». Ils ne comprennent pas le mental des gens qui fond des crises de boulimie hyperphagie, et d’une façon plus générale, ne peuvent pas vivre sans une addiction.

    Ceux qui ne peuvent pas vivre sans une addiction ont . eu, nourrisson, un trouble de l’attachement qui, s’il leur a permis de développer leur intelligence et leur créativité, ne leur a pas permis de développer leur identité. Ils ont besoin de s'accrocher à la personne d’attachement, en général la mère, mais qui peut aussi être le père ou quelqu’un d’autre. Ces personnes ne se sentent pas capables de vivre toutes seules. Toute leur vie, même adultes, elles ne s’en sentiront pas capables. Certaines auront accompli de très grandes choses sur le plan professionnel ou artistique. Mais toutes celles qui ne peuvent pas vivre sans faire des crises de boulimie hyperphagie ont en commun une sensation d’incomplétude. Comme le disait si bien Camille Claudel « je sens toujours en moi quelque chose d’absent qui me tourmente ». Il est très difficile de traiter les conséquences d’un trouble de l'attachement par une psychothérapie traditionnelle, en général individuelle. Ce sont les groupes de parole qui permettront la meilleure approche.

     

    Crise de boulimie hyperphagie 

    Différence entre boulimie et hyperphagie : le Groupe de Parole

     

    L'idéal pour les personnes qui souffrent de crises de boulimie hyperphagie est une psychothérapie intensive sous forme de groupes de psychothérapie, qui sont une forme de groupes de parole centrés sur la recherche du problème d'identité de chacun, ainsi que de ses problèmes relationnels quand l'émotion est en jeu. En effet, le symptôme de la crise de boulimie hyperphagie renvoie à un problème d'identité et à des problèmes relationnels quand l'affectif est en jeu. On se sent à côté de sa vie, on se sent moins bien que tout le monde. Même quand on a une vie de rêve en apparence, on ne réussit pas à être dans sa vie. Rien de tel que la présence de l'autre, la confrontation authentique aux autres dans les groupes de thérapie  pour trouver ce qui fait partie de son identité : découvrir ce qu'on n'aime pas, découvrir ce qu'on aime, naïvement, simplement, au-delà de toutes pensées, de toutes les idées que l'on se fait sur sa vie et sur soi. C'est en sortant de soi pour aller vers l'autre que l'on découvre petit à petit qui on est.

    Mais il y a groupes de parole et groupes de parole. Tout dépend comment ils sont animés et dans quel but. Si le but est la parole totalement libre et si on laisse parler les participants de leurs symptômes alimentaires, de tous les inconvénients que l'on peut avoir avec ces symptômes, on aura beau faire du groupe, on fera du sur-place. De même que si on laisse la personne se pencher sur son passé et chercher un ou une responsable de son mal-être qui oblige à avoir des crises de boulimie hyperphagie, on n’avancera pas beaucoup non plus. Peut-être comprendra-t-on à la longue que ce n’est de la faute de personne. Peut-être certains s’attarderont sur le mal qu’auraient pu leur faire leur mère ou leur père. Et, si tel est le cas, elles n'avanceront pas beaucoup non plus.

    L'idéal, pour ces personnes qui ne peuvent pas vivre sans faire des crises de boulimie hyperphagie, est de se centrer sur le présent et d’observer ce qu'elles font aujourd'hui pour ne pas parvenir à s'accrocher à leur vie. Quand on fait des crises de boulimie hyperphagie il faut apprendre à devenir soi, s'exercer à affirmer son identité authentique face aux autres, s'entraîner également à ne pas s'accrocher à eux, soit en cherchant la fusion, soit en les rejetant, soit en les fuyant comme si l'univers des autres devait devenir absolument le complément de leur propre univers.

    C’est alors que ces personnes parviendront à se sentir (dans leur vie) et verront leur crise de boulimie disparaître.

     

    Crise de boulimie hyperphagie 

    Différence entre boulimie et hyperphagie : le Groupe de Parole avec Catherine Hervais

     

    Selon Catherine Hervais, psychologue clinicienne spécialisée depuis 35 ans dans l'approche thérapeutique de l'addiction alimentaire, c'est-à-dire des personnes qui font aussi bien des crises de boulimie vomitive que des crises de boulimie hyperphagie, la psychothérapie en groupe est le traitement le plus approprié, sous réserve d'une adaptation. C'est-à-dire que celle-ci consiste à se centrer sur le trouble identitaire et son implication sur la vie relationnelle affective des personnes qui font des crises de boulimie vomitive aussi bien que des crises de boulimie hyperphagie. Même si le trouble identitaire n'est pas visible de l'extérieur parce que les personnes semblent souvent avoir parfaitement réussi leur vie professionnelle et familiale et semblent parfois très douées dans la communication sociale, il existerait en premier chez la personne un trouble identitaire très profond, d'origine multifactorielle, présent dès la naissance, empêchant la personne de faire les acquisitions de compétences relationnelles lorsque l'affectif est en jeu.s Ces personnes peuvent briller en société et se transformer en « zombies » dès qu'on est rentré chez elles. Quand les masques de surface tombent, elles ne se sentent plus personne. C'est ce qui les empêche de se nourrir affectivement, de construire leur identité, laissant un vide intérieur et une détresse de solitude, compensés, au moins momentanément, par les crises de la boulimie vomitive. Pour ce qui est des crises de boulimie hyperphagie, elle atténuent considérablement l'angoisse, au prix néanmoins d'une grande souffrance physique (généralement absente quand on se fait vomir). Les crises de boulimie hyperphagie apaise le psychique mais provoque une souffrance physique pendant plusieurs heures. (voir la séquence vidéo ci-dessus.

    Le chemin thérapeutique passera par l'apprentissage dans le groupe d’une expression authentique de soi, en s'exerçant à ne pas être violent ni agressif, à ne pas fuir, et à ne pas se soumettre à l'autre pour tenter de lui plaire. Le face-à-face avec l'autre impliquera une cohérence avec soi-même dans chaque interaction relationnelle. Cet apprentissage permettra de se sentir enfin à l'aise dans l’affectif. Les personnes apprendront ainsi à se sentir enfin dans leur peau, leur permettant de ne plus ressentir un vide intérieur surdimensionné, d'acquérir de l’estime de soi, et ne plus avoir besoin pour vivre de faire ni crise de boulimie vomitive, ni crise de boulimie hypeprhagie.

     

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