SITE D'INFORMATIONS POUR LA COMPRÉHENSION ET LE TRAITEMENT DE L'ADDICTION ALIMENTAIRE: BOULIMIE, ANOREXIE, HYPERHAGIE ETC.

↓ L'ARTICLE DE SEPTEMBRE 2018 ↓

Les obsessions sont des idées ou des images qui sont difficiles à ignorer et qui causent une véritable détresse. Les personnes boulimiques savent la place énorme que tient l'obsession de la nourriture dans leur vie. Elles ont toutes en commun cette obsession qui les submerge en permanence, du matin au soir, au point de gâcher leur vie. Même lorsqu'elles se retiennent d'avoir des crises, elle est là. Elles se lèvent le matin avec l'idée qu'elles ne vont pas craquer, que ça va enfin être une bonne journée, qu'elles vont pouvoir penser à autre chose.

On ne lutte pas contre une obsession avec l'abstinence

Mais plus elles se retiennent et plus l'obsession de la nourriture augmente. Au fur et à mesure que la journée avance, elles sentent une pression de plus en plus violente. Et puis c'est plus fort qu'elles, elles finissent par craquer, même si certaines personnes réussissent néanmoins à contrôler leur alimentation pendant de longues périodes.

Chaque personne est différente avec aussi des comportements différents vis-à-vis de la boulimie, mais il y a au moins un point commun à tous: c'est l'obsession.

Pourtant l'obsession de la nourriture ne figure pas parmi les critères psychiatriques du diagnostic de la boulimie et les psychiatres hospitaliers spécialistes de la boulimie considèrent qu'une personne qui a réussi à se retenir d'avoir des crises pendant six mois est guérie.

Même si on tient sans crise, on reste boulimique anorexique tant qu'on est obsédé.

En réalité, même si la personne a tenu six mois sans crises, elle a été obsédée par la nourriture du matin au soir. Et même si elle a courageusement réussi à résister, elle a été en détresse tout au long de ces six mois. Le traitement terminé, il est à craindre qu'elle ne réussisse généralement pas à résister longtemps à cette obsession de la nourriture.

Bien que l'obsession ne figure pas comme critère diagnostique dans les manuels de psychiatrie, on peut se demander si elle ne devrait pas en être un critère essentiel. Une personne serait alors boulimique tant qu'elle resterait obsédée par la nourriture, même si elle contrôle ses crises. A l'inverse, lorsque l'obsession de la nourriture disparaît au fil de la thérapie, on pourrait considérer qu'elle cesse d'être boulimique, même si des crises devaient persister pendant un certain temps encore.

Cette obsession d'où vient-elle ? Pourquoi ces personnes ont-elles besoin de vivre pour manger alors que la majorité des gens ont simplement besoin de manger pour vivre ?

Partagez l'article sur:

FacebookGoogle Bookmarks

Message d'accueil aux boulimiques anorexiques

Pourquoi ce site ?

Parce que ce site peut vous être très utile pour vous aider à comprendre que l'origine de votre problème n’est pas la boulimie mais ce qui vous rend boulimique.

Vous ne lirez donc pas ici les sempiternels conseils censés vous aider à contrôler et diminuer la fréquence et l'importance de vos crises (ou grignotages). Par contre, vous trouverez des informations issues des dernières recherches neurophysiologiques et psychologiques qui se sont penchées sur le phénomène mental de l’addiction.

LIRE LA SUITE

Quelques pistes pour l'entourage

Vous avez dans votre entourage une personne qui est (ou que vous pensez être) boulimique anorexique ?

Votre courage mérite d'être reconnu et souligné car la vie avec elle peut être terriblement difficile. Notre souhait est que ce site vous aide. L’entourage est souvent en souffrance, ne comprend pas, ne sait pas quoi faire. D’un autre côté le monde médical a souvent une approche comportementale (qui peut aider dans les moments de crise aigüe) mais qui ne résoud parfois pas le problème à long terme. Nous vous proposons ici des pistes de réflexion.

LIRE LA SUITE