Les traitements qui marchent
L es traitements qui marchent pour la boulimie sont liées à :1 La manière dont le thérapeute comprend le problème de la boulimie qui n'est ni un simple trouble du comportement alimentaire, ni un trouble névrotique mais un trouble très profond de la personnalité qui a besoin de travailler sur ses émotions mais aussi sur ses peurs et ses « paranos » sociales, très concrètement, dans le présent de la séance de la thérapie.2 L'implication du psychothérapeute comme personne et non la neutralité traditionnelle psychanalytique évoquant le rapport médecin/malade ou celle du normal et du pathologique. Cette implication du psychothérapeute ne devra pas non plus montrer trop de bienveillance chaleureuse.3 L'attitude de la personne boulimique en traitement qui ne devra surmonter ses peurs pour jouer le jeu de l'authenticité plutôt que de fuir ou de tricherSi le "psy" s'implique, s'il n'hésite pas à être confrontant, s'il ne laisse pas son ou sa patient(e) fuir dans le récit de son passé ou de ses souffrances, la personne boulimique réussira rapidement à apprendre ce qui lui est nécessaire pour compléter ses manques et dépasser son mal de vivre. J’ai un vrai coup de cœur pour la gestalt thérapie telle qu'elle était pratiquée par Fritz Perls (son fondateur) parce que l'implication, la confrontation, la recherche systématique de l'authentique dans le présent, tant pour le patient que pour le thérapeute, faisaient partie du cadre de la cette thérapie. Avec votre type de personnalité qui a besoin non seulement de se connecter à ses émotions et à son corps mais aussi aux autres sans fuir et sans agresser (vous êtes de grands blessés de la relation) il vous faut un travail dans la confrontation. (Je vous rassure, la confrontation peut être chaleureuse et se faire dans la douceur et le respect). Le travail confrontant à la manière de Fritz Perls ne se pratique plus beaucoup en gestalt thérapie même s’il existe encore des thérapeutes qui aiment exercer dans ce style-là. La gestalt s’est enrichie aujourd’hui d’autres concepts qui entraîne une autre pratique où le thérapeute reste authentique mais se met volontairement moins en avant que du temps de Fritz Perls. Mais il n’y avait pas que Fritz Perls qui aimait travailler comme cela. Je connais par exemple un psychanalyste qui vivait du temps de Freud et qui, agacé par une patiente redoublait de chaleur avec elle de peur qu’elle ne se rende compte de son agacement La patiente de Ferenczi (le psychanalyste en question) finit par se méprendre et cru que son psychanalyste était amoureux d’elle. Ferenczi choisit alors de lui avouer la vérité. La patiente fit des progrès si magistraux à la suite de ce partage d’authenticité dans la séance psychanalytique que Ferenczi décida d’appeler sa psychanalyse « l’analyse mutuelle ». Je ne suis pas en train de dire que le psy doit faire son analyse en même temps que ses patients mais que certains patients ont besoin de savoir ce qu’il ressent quand ils parlent. Ce n’est que le ressenti du psy, mais ça peut leur être fort utile pour deux raison : - parce que si le psy le ressent il y a des chances que d’autres personnes le ressentent aussi dans leur vie quotidienne - et également, même si ce n’est pas le cas, ça peut leur apprendre à entrer en communication authentique avec un autre qu’eux-mêmes ce que les personnes boulimiques anorexiques ne savent pas faire (ou pas faire sur du long terme sans se saboter) ou alors qu’elles font avec violence. |
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