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Victime des autres, bourreau de soi-même

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Edition Robert Laffont

Une internaute qui intervient souvent très judicieusement dans le forum de boulimie.fr a selectionné pour nous un livre de Guy Corneau et nous explique pourquoi elle aime de livre. Merci Virginie. "Immanquablement, presque immanquablement, vient un moment dans une vie où ça ne va plus, où ça ne va plus du tout... " Nous nous sentons alors défaits, à la fois victimes des autres et bourreaux de nous-mêmes, incapables de sortir de la prison de nos peurs. Et si ce moment difficile était justement l'occasion de nous libérer, de devenir enfin les créateurs conscients de nos propres vies ? C'est à ce cheminement que Guy Corneau nous invite avec une simplicité familière et lumineuse. À travers la légende d'Isis et Osiris, Guy Corneau nous invite à un cheminement intérieur à la recherche du Soi, notre universalité. Il nous propose de nous libérer des peurs qui nous gouvernent et d'écouter nos élans créateurs afin de retrouver l'harmonie. Une lecture qui interpelle.... . Ce que j'ai le plus aimé, chapitre par chapitre:. 1. Victimes des autres ? "Se connaître, c'est s'oublier" "La reconnaissance de notre identité et la connaissance de la façon dont elle s'est bâtie nous permet de rendre relatif le sentiment de notre propre importance." "Peu à peu, des bonheurs plus grands et plus lumineux nous attirent, au-delà des joies limitées sur lesquelles nous nous étions repliés par peur de ne plus jamais éprouver de plaisir si nous les abandonnions." J'ai envie de dire : pour avoir une chance d'évoluer et de connaître de nouvelles joies, je dois accepter de ne pas tout connaître et de me laisser guider vers l'inconnu qui n'est pas forcément mauvais. 2. La légende dont vous êtes le héros Cette partie du livre raconte la légende d'Isis et d'Osiris et en fait une lecture psychologique. « L'action du bourreau nous aide à retrouver le mouvement créateur de nos vies, à redevenir l'artisan de notre propre bonheur. Ce changement de regard sur la destruction et l'autodestruction peut faire toute la différence entre une vie qui a du sens et une qui n'en a pas. » Je vois l'action du bourreau comme les crises de boulimie, qui me sont encore trop souvent indispensables pour donner un sens à ma vie. 3. Au début était l'orgueil « Ce qui doit être dépassé ici n'est pas l'histoire en tant que telle puisque le passé ne peut être refait. Ce qui est arrivé est arrivé. Ce qui doit être remis en question, c'est notre façon de nous positionner par rapport au passé. Nous devons nous interroger sur notre interprétation du passé, sur notre fabrication d'une identité à partir de lui, et sur notre compréhension du phénomène. Tant que nous manifestons le sentiment de notre propre importance en réaffirmant sans cesse que nous sommes victimes de notre histoire personnelle, nous nous prendrons trop au sérieux. Nous espérons des saveurs qui viendront tout changer par magie. Nous souhaitons des amours qui nous délivreront de nous même. En vain, car personne n'a vraiment le temps de s'occuper de notre problème » Pour moi, cela montre bien le travail qu'il faut faire en thérapie. (Et ce qu'il ne faut pas faire !) Pour moi, cela montre bien le travail qu'il faut faire en thérapie. (Et ce qu,il ne faut pas faire !) 4. Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux? « En réalité, les besoins compensatoires masquent toujours un conflit inconscient » « les compensations suppléent le manque d'élan lorsque les besoins étouffent notre pulsion de vie. Si nous ne pouvons pas nous exprimer individuellement, et si nous n'avons pas l'espace ou le courage pour le faire, alors nous compensons .. » Pour moi, ces phrases traduisent bien le manque d'affirmation de moi-même qui me pousse à compenser par la bouffe et à ne pas vivre réellement. 5. La peur en nous « Vous voici donc animé, bouleversé et provoqué de l'intérieur. Si vous accueillez ce sentiment sans jugement, vous avez de bonne chance de vous rendre compte qu'il masque une attente ou un besoin que vous avez entretenu en rapport avec cette situation et les personnes impliquées. S'il n'y avait pas d'attende de satisfaction d'un besoin, il n'y aurait pas de déception, pas de frustration, donc pas d'émotion particulière » Un de mes problèmes, je passe mon temps à me juger. Je vais faire un effort, promis. 6. L'oeuvre au noir « Narcisse ne s'aime pas » « Il adopte alors un type de comportement que l'on pourrait qualifier d'égocentrique » « On ne peut pas vraiment dire que cette personne s'aime - bien au contraire, le manque d'amour extérieur a engendré une déficience de l'estime de soi et une envie autodestructrice » Ca c'est bien moi, je passe pour une fille équilibrée, confiante, qui prend soins de son image alors que je me déteste et que je m'autodétruit. 7. Le jeu de la victime et du bourreau « Un malheur confortable et connu vous apparaît préférable à un bonheur incertain. Il y a toujours des gratifications attachées au malheur, sinon nous n'y resterions pas. » Là, je reconnais la peur que j'avais de commencer une thérapie, la peur de changer, de perdre ce qui est connu et acquis. 8. La deuxième mort « La plupart d'entre nous n'ont pas les 5 ou 10 minutes nécessaires .. » J'ai décidé de ne plus dire je n'ai pas le temps mais d'être honnête et de dire je ne prends pas le temps. Et maintenant, j'essaye de prendre le temps, surtout pour moi ! 9. Que le dormeur s'éveille ! « Accueillir la victime en nous pour qu'elle puisse servir à un apprentissage » « Accueillir le bourreau. . nous sommes nos pires juges et nos pires bourreaux .. Lorsque nous regardons nos gestes d'autodestruction comme des tares, .. nous nous condamnons nous même, . nous nous excluons d'expériences favorables. » Et je compléterais en insistant qu'accueillir ne veut pas dire juger 10. Le combat entre l'ombre et la lumière « la meilleure arme contre les conditionnements limitatifs réside dans notre capacité à choisir la lumière à tout instant .. C'est ainsi que, peu à peu, on se reconstitue l'oil, que l'on retrouve la vision unique, et que l'on sort du cercle des peurs » On peut changer et sortir de ces peurs. On en a les capacités. « Pour résoudre un problème, il faut d'abord le regarder en face, accepter d'y être plongé .. Il faut cultiver une attitude de réparation et non une attitude de transformation rapide. .. Lorsque nous sortons trop rapidement d'une dynamique, nous n'apprenons rien des difficultés qu'elle présentait et donc elle se répète. » Keep cool!!!!! 11. La flamme intérieure « C'est notre lumière (c'est-à-dire notre créativité, notre imagination, notre enthousiasme, notre élan de vie), pas notre ombre, qui nous effraye le plus ... Nous ne pouvons pas faire grand chose pour aider les autres. Nous pouvons tout au plus tenter d'éveiller leur lumière» Alors, pas de solution miracle. Pour changer, il faut le vouloir et participer au travail que nous propose un thérapeute.