Conseils pour aller mieux

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7 conseils pour aller mieux

Un jour j'ai rencontré une jeune femme qui avait été boulimique et qui avait réussi d'elle-même à faire le chemin qu’elle aurait fait en thérapie.
Très amoureuse de son mari, elle avait accepté de se laisser guider par lui et avait fait, grâce à lui, des apprentissages relationnels qui lui ont permis d'amorcer un véritable changement de personnalité. Il ne l'avait pas guidé sur son comportement alimentaire, bien sûr (je crois me souvenir qu'il ignorait même qu'elle était boulimique), mais lorsqu'elle était décalée (trop soumise, trop plaignante, trop parano), il le lui faisait remarquer gentiment, et elle avait appris peu à peu la nuance, l'estime de soi et l'équilibre.

Cette histoire est exceptionnelle parce que c'est rare qu'un proche sache coatcher une personne émotionnellement immature. En général, c'est un travail que l'on fait en thérapie. Mais si vous êtes boulimique, et que vous n'avez pas la possibilité de faire une thérapie, voici quelques pistes pour faire une grande partie du chemin vous-même et vous orienter vers une vie sans boulimies.

1. Cessez d’avoir honte de faire des boulimies.

Même boulimique, acceptez-vous avec vos crises. Je sais qu’elles sont très difficiles à vivre pour vous, mais cessez de culpabiliser.

Ce n’est pas votre faute si vous faites des boulimies, c’est une angoisse profonde qui vous les fait faire, et tant que vous n’aurez pas fait le nécessaire pour apaiser cette angoisse, les boulimies resteront un réflexe incontournable.

La boulimie est un refuge qui vous est nécessaire pour le moment. Même si vous avez de la volonté dans d’autres domaines, dans celui-là vous ne réussissez pas à tenir très longtemps. Votre obsession de la bouffe aura raison de vous.

Par contre, allez voir votre médecin pour faire des analyses régulièrement. Pour celles d’entre vous qui se font vomir, vous le savez, quand on vomit beaucoup on peut faire des accidents de santé. Le manque de potassium peut être dangereux. Une surveillance médicale est nécessaire régulièrement. Je me souviens d' une jeune femme trop maigre, désespérée, apathique. Elle était tellement dénutrie qu’elle en perdait même ses cheveux.

Elle se faisait vomir du matin au soir. Elle vomissait tout ce qu’elle mangeait, ne gardant même pas son petit-déjeuner.

Avec l’accord du médecin qui connaît bien mon travail, je ne lui ai pas demandé d’arrêter de vomir (je sais par expérience que, lorsqu'on arrête de vomir, on peut devenir obèse en un rien de temps. Par contre, je me suis arrangée avec elle pour que, tout au long de sa psychothérapie, elle absorbe suffisamment de protéines et vitamines liquides le soir, après sa dernière boulimie, juste avant d’aller dormir. Elle prenait des yaourts et ça lui a été possible de remplacer les yaourts par les crèmes protéinées. Elle réussit ainsi à éviter l'hospitalisation.

Je l'ai croisée, tout récemment, dans ma rue. Deux ans avaient passés après la fin de sa thérapie. Elle était resplendissante. Légèrement étoffée, elle ne perdait plus ses cheveux, avait un petit ami depuis peu, mangeait normalement et la vie semblait lui semblait considérablement plus légère.

N'hésitez pas non plus à voir votre médecin quand vous êtes désespéré(e), au bout du rouleau. Il vous proposera peut-être un antidépresseur et-ou un anxiolytique. Prenez-les. N’ayez crainte de l’accoutumance, ce n’est pas parce que vous êtes boulimique que vous en serez dépendant(e). Ça vous aidera à passer un cap difficile.

Vous pourrez toujours voir avec lui pour les diminuer ensuite progressivement jusqu’à les supprimer tout à fait dès que le très mauvais passage sera traversé. Mais conformez-vous bien à la prescription (les anxiolytiques sans antidépresseurs peuvent déprimer).

Pour les vomisseuses, lorsque vous maigrissez beaucoup et que vous n’avez plus de force, un passage dans un service hospitalier, pour retrouver des forces peut être nécessaire. L’ambiance n’y est pas toujours idéale, mais dans ce cadre vous réussirez temporairement à faire une pause salutaire sans boulimies. Vous retrouverez des forces et un moral suffisants pour repartir ensuite sur un rythme différent.

Pour les vomisseuses, selons nos dernières informations ne surtout pas se brosser les temps tout de suite après avoir vomi, car le brossage immédiat des dents acidifiées par le suc gastrique détériore l'émail. Il vaut mieux se rincer la bouche à
l'eau claire ou avec une solution pour bain de bouche et attendre une dizaine de minutes avant le brossage".

Nettoyez bien les toilettes. N’hésitez pas à mettre un produit « sent bon ». Vous avez le nez bouché et vous ne vous rendez pas compte des odeurs qui restent et qui incommodent et angoissent très probablement vos proches.

Enfin, et cela s’adresse aussi à toutes les autres, trouvez un système pour que ce que vous mangez soit remplacé aussitôt. Vous avez le droit d’être boulimique, par contre, votre famille doit pouvoir trouver, le soir en rentrant, tout ce dont elle a besoin pour le dîner.

2. Refusez d’avoir honte de vous-même.

Au fond de vous-mêmes vous vous sentez tellement vide que vous avez honte face aux autres avec qui vous partagez de l’affectif. Je sais que certaines personnes boulimiques sont très à l’aise dans le social tant qu’elles restent dans le superficiel. Mais dès qu’elles abordent les rapports qui mettent en jeu l’émotionnel, elles se sentent tout aussi vides que les autres).

Vous angoissez de ne pas être à la hauteur, d’être ridicule, de ne pas intéresser, de ne pas renvoyer l’image que vous pensez qu’on attend de vous. Dites-vous que vous êtes comme vous êtes, que ce n’est pas de votre faute et que vous avez le droit de vivre. Sachez simplement écouter sans rien chercher à prouver. Pour ce qui est du vide que vous ressentez, voici quelques conseils pour construire quelque chose à l’intérieur.

3. Avant toute chose, ne détruisez pas votre environnement.

Que vous viviez avec vos parents, que vous ayiez un petit ami, un mari et des enfants, ne polluez pas leur atmosphère, même si vous êtes très très mal. Vous n’êtes pas obligée de dire que vous allez bien, mais évitez de vous plaindre et de gâcher leur joie de vivre. Leur joie de vivre vous aidera à rebondir quand vous en aurez besoin.

Ne les tenez pas informés de toutes vos boulimies (ou chaque fois que vous allez vomir, si vous faites partie des personnes qui vomissent), même s’ils insistent pour savoir.

Vous les inquièteriez inutilement sans rien résoudre pour autant. Votre entourage finirait par être obsédé par votre problème et ne s’autoriserait pas à vivre avec la légèreté nécessaire à leur bien-être.

4. Méfiez vous des convictions

Vous jugez tout le temps et tout doit marcher selon vos convictions. L'autre est alors génial quand il réussit ce que vous ne parvenez pas à faire et il devient ininterressant pour un petit détail qui vous déçoit. Méfiez vous de vous-mêmes quand vous êtes agressif, complexé ou que l'autre subitement ne vous intéresse plus. Dans ces moments-là vous êtes en plein "délire" narcissique comme si les gens ne pouvaient exister qu'au travers de vos valeurs. Laissez les  être eux-mêmes sans les juger, acceptez que par moments ils ne soient pas "parfait", qu'ils vous déçoivent. Bref, méfiez vous de vos revirements extrêmes: dans ces moments-là vous n'êtes pas dans la réalité.

Vous n'êtes pas dans la vraie vie non plus quand vous vous mettez en quatre pour faire plaisir. Attention, l'autre ne vous en demande souvent pas autant. Très vite il vous trouvera "gavant(e)" sans compter que le reste du temps vous devenez terriblement exigeant(e), capable de fondre en larmes ou d'exploser lorsque l’autre ne fait pas ce que vous attendez de lui  —là ou toute autre personne fonctionnant sainement ferait juste une remarque. Si vous ne jugez pas l'autre si vous ne l'agressez pas quand il vous déplaît, votre vie sociale et amoureuse deviendra enfin paisible malgré vos moments de chaos intérieurs qui, contrairement à ce que vous pensez sur le moment, ne sont pas la faute de l'autre. Bref, quand vous êtes déçu ne dites rien. L'autre n'est pas seulement sur terre dans le but de vous plaire :-)

On est ensemble pour le meilleur (pas pour se compliquer la vie). Si vous rentrez et que votre copain n’a pas fait la vaisselle ou s'il n'a pas couché les enfants, ne soyez pas acide. Il a le droit de faire (ou de ne pas faire) ce qu’il veut, quand il veut, même si ça ne vous convient pas tout à fait.

Par contre n’hésitez pas à dire votre déception, sinon elle vous rongerait au fond de vous-même pendant très longtemps. Mais dites-le sans agressivité. Dans certain cas, en parler calmement, sans haine, vous aidera à éviter une boulimie. Les personnes boulimiques ont tendance à ne pas vouloir reconnaître que l’autre est différent, avec des rythmes différents.

Si vous êtes encore ado et que vous vivez avec vos parents, ne boudez pas et ne répondez non pas avec agressivité.

La maison doit être un lieu de détente et pas de devoir. Pour l’instant, avec la boulimie, vous vivez un enfer, laissez les autres respirer. Qu’ils soient heureux. Et à un moment ou un autre leur joie de vivre vous aidera à remonter vers le haut.

Dans le même registre, toujours sur la base d’un système de vie où l’autre ne vous doit rien et où vous ne lui devez rien, ne faites pas de reproche. D’autant que, si vous en faites, l’autre vous en fera aussi et la vie sera infernale. Avec votre hypersensibilité, vous avez besoin d’un environnement calme, sans agressivité et sans reproche. Construisez-le.

5. Ne cherchez pas à avoir toujours raison

S'il n'est pas conseillé d'être agressif, il n’est pas bon de ne rien dire non plus. Même si ce que vous avez envie de dire ou de faire risque de ne pas plaire, dites-le, par devoir vis-à-vis de vous-même. Dites-le sur un ton gentil, mais dites-le. Vous n’êtes pas sur terre pour plaire à l’autre. Acceptez momentanément de déplaire. Vous n’en serez que plus séduisant(e) et mieux dans votre peau.

Inversement, n’acceptez pas l’agressivité de l’autre, même quand vous avez tort. Personne n’est parfait. Quand on est chez soi, on a le droit de se tromper. N’acceptez pas qu’on vous parle sur un ton qui ne vous plait pas. Un mot de travers et vous êtes à l’envers pour toute la journée. Quand c’est le cas, demandez fermement qu’on change de ton. (Bien entendu, vous ne pouvez l’exiger que si vous n’êtes, vous-même pas agressif).

Dans le même esprit, acceptez que les autres ne soient pas de votre avis. Faites-vous violence pour ne pas broncher.

Vous pouvez donner votre opinion, mais vous ne devez pas entrer dans le conflit. La liberté et la légèreté commencent par le droit d’expression. Même si vous estimez que l’autre dit des absurdités.

Dites ce que vous n’aimez pas ou ce que vous ne supportez pas sur un ton plutôt gentil. L’autre n’est pas à votre disposition et il a le droit de ne pas faire ce que vous attendez de lui, même si vous vous êtes donné du mal pour le satisfaire peu de temps auparavant. Si vous dites les choses gentiment, il essaiera probablement de ne pas vous contrarier la prochaine fois. Bien sûr, pas du jour au lendemain, s’il vous connaît agressive. Mais quand il aura réalisé que vous le respectez, il vous respectera aussi..

6. Ne soyez pas soumis(e).

Certaines personnes boulimiques ont si peu confiance en elles, elles sont tellement effacées qu’on ne les voit pas. Obligez-vous à vous situer dans la relation. Dites ce que vous aimez.

Dites ce que vous n’aimez pas. Sans inonder l’autre, bien sûr, mais positionnez-vous. Chaque fois que vous le ferez, cela renforcera l’estime de vous-même.

7. Ne faites que ce qui vous fait plaisir

Attentives à survivre, les personnes boulimiques en sont plus à chercher des soulagements que des plaisirs. D’ailleurs, le plus souvent, elles ne savent pas ce qui pourrait leur faire plaisir. En revanche elles y voient plus clair en ce qui concerne les déplaisirs. C’est un début pour trouver son chemin : éviter ce qui vous crée du déplaisir, à moins que ce ne soit absolument nécessaire. Par exemple, il est nécessaire d’aller en classe ou au travail, mais il n’est pas nécessaire de manger à table avec les autres ou d’aller passer tous les week-ends dans sa belle famille . On peut faire des choses qui ne font pas plaisir à l’autre. On ne les fait pas contre l’autre, on les fait pour soi. A l’autre d’être tolérant et à vous de le dire gentiment.

Ces quelques conseils peuvent, à priori, vous sembler bien dérisoires et sans rapport direct avec votre immense détresse personnelle. Pourquoi s’occuper de la relation avec les autres quand on n’a même pas de relation avec soi-même ?

Tout simplement parce que la boulimie vient d’une angoisse qui, comme je l’ai dit par ailleurs, vient d’un manque de confiance en soi et d’un manque d’estime de soi. Restaurer l’une et l’autre vous feront avancer sur le chemin qui vous mènera à une vie sans boulimie.

Pour en savoir d’avantage sur tous ces points relationnels vous pouvez vous faire aider en lisant les quelques ouvrages que je vous propose dans la bibliographie, notamment le très bon livre de Josyane de Saint Paul « Estime de soi, confiance en soi » (InterEditions)

Attention, il vous faut de la constance et de la patience. Si vous tenez trois semaines et que vous dérapez cinq minutes au bout de ces trois semaines, tout est à recommencer depuis le début.

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Commentaires  

 
0 #48 Stef59 04-09-2017 14:22
Merci en effet d'avoir ouvert un topic sur ce sujet qui est très délicat à évoquer.
Pour ma part je dirais que la meilleure guérison est d'apprendre à s'aimer et s'ouvrir aux autres.
Nous sommes tous différents et nulle autre personne sur terre ne pourra avoir de la considération pour nous que nous mêmes.

Le bien-être vient d'abord de l'intérieur.

Bon courage
 
 
+2 #47 chlo 15-04-2017 21:54
Merci d'avoir créé un vrai site qui explique la maladie qu'est la Boulimie et l'anorexie.
Les commentaires m'inspirent. je vais ainsi oser ecrire. j'ai 16ans et 4 mois, l'anorexie a faillit me tuer il y a un an, j'ai été hospitalisee pendant 3 mois dans un service de pediatrie pour prise de poids. on m'a enfermé dans une chambre sans aucun contact au dehors, pas de coups de fils, pas de portable, pas de wifi, pas de lettres. seule face à la maladie. 31kgs. Je devais atteindre 38kgs pour être libre. On m'a plantée une sonde nasogastrique , parce que j'etais incapable de me nourrir. Cerveau anorexifiée, mes os étaient saillants, je ne voyai que de la graisse et de la laideur dans le miroir. La fierté que laisse paraitre l'anorexie n'est en fait qu'une carapace : je mourrai de peur. L'anorexie est un manque de courage. J'avais peur de grandir, demanger, de grossir, de vivre. Je ne savais plus ni parler, ni sourire, ni rire, ni manger, ni courir . Enfin bref, aujourd'hui je pese 42kgs. Et la boulimie me bouffe ma vie. Je ne sais si je suis heureuse. J'ai un amoureux depuis 2mois, cela m'a metamorphosée, alors que j'allais rechuter dans l'anorexie, j'ai repris mon courage pour ce garcon que j'aime, et pour la petite fille en moi qui reve de vivre. Cependant, la boulimie a toujours fait partie prepondérante dans ma guerison. Je vomis, parfois. Les crises sont soit quotidiennes, sout hebdomadaires. Mais elles m'epuisent et m'empechent de guerir à 100% . Elles sont une addiction. Je me sens vide sans elles...que faire? Je me deteste, me trouve laide, grosse, nulle, stupide. Je suis obnubilee par la bouffe. Cela fait 3ans déjà que je suis dans cette spirale des TCA et de la depression. Sans oublier que j'ai toujours été une grande anxieuse. Peur des autres. Peur de vivre. Jamais je ne pleure, jamais je ne m'enerve. J'ai un pere depressif, une mere qui a fait un burn-out, une soeur jumelle qui est aussi angoissee et renfermee que moi (mais ô joie ! elle ne subit pas les tca et je la preserve ) et une grande soeur sur ses nerfs. Le divorce a tout bouleversé. Tout ce que vous dites sur les emotions, les ressentis de vide, les besoins d'avoir ses activités plaisantes, c'est très fort en moi. Je veux m'en sortir. Je veux vivre. J'ai espoir. On peur y arriver, n'est ce pas?
 
 
-1 #46 Chevalier N 27-11-2016 11:35
Bonjour, je vous remercie chaleureusement pour votre article/explica tion sur la boulimie. je me suis dis que si je le lisais tous les jours, mais je n'arrive même pas à le lire en entier en une seule fois tellement il est pertinent et me renvoit à ma réalité, et après il faut que je me reprenne....... alors si j'en lisais un bout régulièrement, ça m'aiderai beaucoup. J'apprécie aussi que vous mettez un accent sur les choses qui peuvent semblaient secondaires (comme restituer la nourritures pour la famille, ou de bien laver tout autour) parce que quand on ne le fait pas cela ajoute à la culpabilité mais aussi ça peut alarmer les autres (et c'est ce qu'on voudrait bien) mais c'est tellement inutile de les torturer, dans la plupart des cas ils sont impuissants.... je n'arrive plus à continuer, mais je suis très contente d'avoir trouvé quelqu'un qui sait si bien parler de ça. Merci :-)
 
 
+3 #45 Mimi95 05-07-2016 21:16
J ai été très touchée par ce témoignage qui résume une bonne parti de la mienne. J'ai 27 ans et il y a 2 ans je me suis lancé seule dans un régime restrictif qui m'a fait perdre 40 kilo en 6 mois. J'ai de suite suivi avec un body lift pour retrouver l harmonie de mon corps laisser par ces kilo. Depuis c l'enfer je ne pense qu a la nourriture je me goinfre et j'ai repris 15 kilo. La boulimie à beaucoup dégrader ma relation de couple et continue malgré 1 an de thérapie. Mais quel enfer !! Après avoir lu ce témoignage poignant je retrouve beaucoup d'espoir .
 
 
+5 #44 Belette71 20-06-2016 14:00
Je suis très touchée par le témoignage de Jahléa...j'aura is pu l'écrire...Je pense avoir toujours été boulimique, sauf que cette "pathologie" a été cachée par des années de sport intensives, puis par des années de cigarettes. Et puis, il y a 11 ans, je suis devenue maman...plus de sport, plus de cigarettes...de s angoisses à outrance...en 18 mois, je suis passée de 67 kg à 111...
10 ans que je suis en psychothérapie; j'ai énormément allégé mon porte-monnaie en cherchant les solutions (hypnose, EMDR, naturothérapie, kinésiologie, cure thermale...et j'en oublie)..par contre, mon corps et mon cœur sont toujours aussi lourd.
Contrairement à ce que je peux souvent lire sur le sujet "Boulimie", j'ai plutôt confiance en moi....mais à cause de cette perte de contrôle sur la nourriture, je peux avoir une triste estime de moi.
Aujourd'hui, je poursuis ma quête de guérison, mais je m'épuise, je me bats de moins en moins...et ça me fait peur.
Je n'ai que 45 ans; j'ai gâché les 11 dernières années...j'aime rais vraiment passer à autre chose et ne plus avoir comme unique sujet de conversation "ma boulimie et moi ou moi et ma boulimie"....
 
 
+1 #43 Léotsag 05-06-2016 12:00
Merci infiniment pour cet article, car il me rappel déjà une thérapie que j'ai déjà abandonnée alors qu'elle m'a vraiment aidée à me comprendre un peu. Il s'agit précisément d'un processus de valorisation de soi parce que je m'étais presque toujours considérée comme nulle et je n'exagère pas. Toujours prête à chercher à s'excuser, à plaire coute que coute à l'autre, même quand c'est lui qui a tort. Cet article vient à point nommé parce qu'il complète et rafraichit surtout ma mémoire sur l'estime de soi et surtout la tolérance vis à vis des faiblesses de nos proches. En bref, c'est presque résumé du livre d'or du célèbre Dale Carnegie que je conseille fortement que ceux qui ne l'ont pas encore lu; il va dans le même sens que Catherine Hervais. Beaucoup de courage à vous aussi.
 
 
+3 #42 ClaireMarie 22-05-2016 21:29
Merci pour les conseils et les témoignages. Je me reconnais complètement dans l'absence d'estime de soi et de confiance en soi, l'hypersensibil ité... Je n'avais pas réalisé que c'était directement lié à la boulimie. C'est très réconfortant de lire des gens qui comprennent le problème car je n'ai personne à qui parler de mes crises de boulimie sans susciter le dégoût ou la gêne. Par contre je ne suis pas d'accord non plus avec la dernière phrase "Attention...to ut est à recommencer depuis le début." Il me semble que justement, je vais mieux depuis que je dédramatise mes "rechutes": j'accepte d'avoir eu une faiblesse, je ne me culpabilise pas, et je me ressaisis vite. Alors qu'avant, j'aurais considéré qu'une crise de boulimie après 3 semaines d'abstinence aurait été un échec, un gros gâchis, etc. cela m'aurait juste déprimée et conduit à m'enliser dans ma boulimie pendant plusieurs jours. Soyons indulgentes avec nous-même et prenons soin de nous :)
 
 
0 #41 Guest 09-05-2016 21:23
Voir cet article et ces commentaires m'a fait beaucoup de bien. C'est la première fois que la boulimie que je connais est autant bien décryptée. Je pense que l'exigence envers les autres et de soi-même est un point important à travailler en tout cas pour ma part, et cela m'a permis d'ouvrir les yeux sur ce que j'imposais à mon entourage avec mes comportements inadéquats, et la mauvaise humeur que je leur impose. J'ai consulté beaucoup de sites à ce propos mais aucun n'évoquait cette idée là. Merci, j'ai maintenant de nouvelles pistes, et peut-être un chemin vers la guérison à emprunter.
 
 
+9 #40 Jahléa 08-03-2016 10:25
Tout ce que je lis sur le sujet j'essaie de l'intégrer. En fait ça me plonge dans le passé j'ai l'impression que c'était moi avant. Je ne fais plus de crise de colère sur personne, je suis comme éteinte et fatiguée. Depuis la petite enfance j'étais hyperphage (aucune méthode compensatoires lors de crise), j'ai fait un régime ultra efficace hyperprotéiné (des règles à suivre très strictes aucune nuance). Partie de 116 kg j'ai fini par atteindre les 68kg. Aucune crise durant toute cette période. Et puis un échec professionnel et un autre affectif et une reprise violente des crises mais cette fois la pesée plusieurs fois par jour, du sport en espérant brûler les calories et une reprise de poids qui me fait dire "t'es qu'une m****", des anxiolytiques, des chewing-gums en permanence. La vérité c'est que je connais les causes de mon horreur au quotidien sans absolument rien y faire. Quand je vois dans les commentaires que certaines ont guéries, j'ai l'impression que c'est pas possible parce que moi pour l'instant je n'en suis pas capable. Je fais une psychothérapie, j'ai fait de l'hypnose, vu une nutritionniste . Alors comment ne pas culpabiliser de voir tous mes efforts réduis à néant, parce que l'obésité est un mal visible de tous. En tout cas je ne souhaiterais ça à personne. La souffrance a été telle que j'ai eu le fantasme de ma mort pendant des années. Parfois je m'effondre comme une petite fille en pleure devant les gens sans pouvoir donner la moindre explication, et à côté de ça on me félicite pour mes grandes facultés d'adaptations, ma pertinence, mon INTELLIGENCE SOCIALE (hallucinant) et moi je me sens complètement cinglée ! En tout cas une chose pour mon cas j'ai peur des autres, j'ai peur qu'ils me fassent du mal. J'ai pris un énorme molosse, je met mes écouteurs et reste dans ma bulle et je n'ai quasiment plus aucun amis ni vie sociale en dehors de ma famille et ma formation. Quand je dis que je veux que ça s'arrête j'ai envie de m'en collé une bonne et je me dis : "OH tu crois que c les autres qui vont régler le problème ?! ça ne tien qu'à toi.". En tout cas l'enfant qui est est en moi hurle à l'aide, appel au secours en vain, il fini toujours enseveli sous la bouffe et sous le poids de la honte. Courage à toutes celles et ceux qui souffrent de ces troubles, personnes ne devraient avoir à gérer ça.
 
 
+13 #39 silua 13-09-2015 01:35
La boulimie est ma compagne depuis mes 13 ans, j'en ai 45, j'ai essayé d'être une femme, je suis une enfant plongée dans une solitude profonde, choix et non choix, une vie de paradoxe et de désillusions. 8 ans d'analyse acharnée et passionnante. Je connais la cause maintenant. Aucun médecin ne peux plus m'aider, aucun psy, aucun "parent", ami, personne, j'estime avoir suffisamment "payé" et réparé les autres plus que moi, et oui paradoxe, les médecins, les psy, les parents, les amis, je répare les autres mais pas moi. 32 ans de combat, une vie à essayer de se réparer, en vain, c'est pas juste, je jette l'éponge, je pose les armes, les bouquins, les théories. Je veux "changer"! Alors je deviens égoïste comme le conseille le Bouddha. La guerre à l'intérieur de moi est semblable à celles qui font rage à l'extérieur. J'admets maintenant que j'ai physiologiqueme nt besoin de la boulimie alors je décide de la vivre au quotidien avec l'absurdité et les risques que cela comporte, je décide de l'écouter pour réussir à franchir les limites, décrypter les informations, entrer en communication avec mon corps, ouvrir mon esprit pour être totalement cet enfant et retrouver la joie. Que la force soit avec moi et avec "vous" car le chemin est rude quel qu'il soit !
 
 
+1 #38 Moi aussi 27-04-2015 16:33
Voir vos commentaires me fait du bien. J'ai 22 ans et suis boulimique vomitive depuis 3 ans. Je m'occupe de ma mère qui est malade pour cela j'ai dû arrêter mes études et je ne peux pas concrétiser mon rêve de devenir Militaire, puisque je dois rester pour ma mère. Je suis actuellement dans une impasse. Grâce à un régime hyperprotéïné et à du sport, j'ai perdu 15 kilos en 4 mois. Mais voilà depuis 1 mois mes angoisses refont surfaces .. et la boulimie aussi .. j'ai des vertiges très important et cela fait un mois que çà dure ! Je commence à m'inquiété .. malheureusement parler de notre maladie est très dur ... on a énormément honte. J'espère pouvoir m'en sortir. Bon courage à tous.
 
 
-3 #37 mariecharlotte 02-01-2015 08:46
Bref, quand vous êtes déçu ne dites rien. L'autre n'est pas seulement sur terre dans le but de vous plaire :-)"
un peu plus loin
Par contre n’hésitez pas à dire votre déception, sinon elle vous rongerait au fond de vous-même pendant très longtemps"

euh oui ? alors on dit ou on dit pas :)?
 
 
0 #36 Guest 25-12-2014 17:44
Merci pour ces conseils... Néanmoins, je ne pense pas pouvoir ne pas influencer l'environnement de mes proches, c'est qqchose d'extrêmement difficile... Aucun d'eux n'est au courant, lorsque l'on passe déjà son temps à prendre sur soi pour cacher sa maladie, il est encore plus difficile de le faire chez soi. D'autant plus que mes parents sont tout les deux psychiatres, jamais je ne pourrai leur en parler: ce serait les faire échouer en tant que parents et médecins.
 
 
0 #35 louloutte 23-12-2014 17:28
merci pour ces bons conseils, je vais essayer de les appliquer car ma vie est un enfer depuis 20 ans et pas seulement pour moi !! crises sur crises , agressivité, violence et j'en passe ....
 
 
+11 #34 Virginieginie 18-12-2014 18:43
Je ne suis pas d'accord avec vous lorsque vous écrivez : si vous tenez trois semaines et que vous derapez cinq minutes au bout de ces trois semaines, tout est à recommencer. Non rien est arecommencer, tenir trois semaines et déjà formidable ! Même si l'on a craqué à bout de trois semaines, crise de boulimie, vomissements je trouve que cela est déjà une victoire. Et cela il faut le prendre en compte ! À 37 ans, j'ai 24 années de boulimie derrière moi, et même si j'ai rechuté, j'ai toujours considéré comme une victoire sur la boulimie les semaines ou je 'n'en faisais pas ! Malgré ce prit désaccord j'adore ce que vous faites... Merci
 
 
+3 #33 Jasmine C. 08-03-2014 00:07
Ça fait du bien psychologiqueme nt et ça motive également à mettre une bonne fois pour toute un terme à cette boulimie qui ronge et domine nos vies. Je vais mettre en oeuvre et appliquer tout ce qui a pu vous aider, ça ne peut que que me faire du bien. Je voudrai pouvoir dire dans quelques temps "J'ai été boulimique..anc ienne boulimique..cou rage vous allez vous en sortir". On y croit !
 
 
+4 #32 CRETE 07-01-2014 23:31
Les conseils sont lumineux, et constituent un bon programme, je vais essayer de les travailler de mon mieux. Mais je ne comprends pas la mise en garde : Attention, il vous faut de la constance et de la patience etc. C'est une blague ou quoi ? Cela me semble en complète contradiction avec tout ce qui précède !
 
 
+7 #31 Rosie 05-04-2013 23:14
Je pense que si on a la force de maîtriser son poids au point de s'imposer des vomissements, on peut trouver la force et la détermination de venir à bout de ces pulsions. Notre corps et notre vie sont trop précieux pour leur imposer toutes ces souffrances. À 34 ans ces souvenirs sont derrière moi, mais j'ai souhaité témoigné car la souffrance était réelle pendant toutes ces années et je ne pensais pas, à l'époque pouvoir en venir définitivement à bout de la sorte.
 
 
+7 #30 Rosie 05-04-2013 23:13
Je vous fais part moi aussi de mon expérience.
Élève brillante mais mal dans ma peau, j'ai commencé à 17 ans des régimes pour finir boulimique vomitive. Et cela jusqu'à mes 25 ans avec une nette diminution des crises à partir de 22 ans. La cause était le manque d'amour. Puis, après avoir trouvé l'amour en la personne de mon mari, cette obsession pour la nourriture m'a totalement quittée et encore plus en devenant mère. Ayant fait le yoyo du 36 au 42, je fais, depuis mes grossesses et sans m'en soucier plus que cela, une taille 38 et j'ai retrouvé un parfait équilibre. Et cela sans thérapie.
 
 
+4 #29 anita 14-03-2013 18:35
Merci! Je prends conscience de beaucoup de choses grâce à votre texte; j'ai 25 ans, boulimique depuis quelques mois, par périodes, et je ne sais pas comment m'en sortir. Je me reconnais dans beaucoup de choses, cela aide à identifier le problème et à mieux se comprendre soi-même. Merci.
 
 
+15 #28 frederique 05-01-2013 07:07
Je voudrais rajouter quelque chose qui est comme une évidence mais que je n'ai pas encore lu sur ce site : la boulimie est un problème de fille/femme presque exclusivement ... et je me rends compte qu'elle est souvent associée avec une agressivité latente ou exprimée. Ne peut-on donc pas penser qu'il s'agit d'une "réponse" à une société patriarcale qui enferme les femmes dans des rôles dans lesquels elles ne se reconnaissent pas forcément ? Alors plutôt que le conseil d'être "gentille" (injonction oh combien réservé aux filles !)ne faut-il pas plutôt essayer d'être "vraie" en toute sérénité et en ayant conscience que la vérité des unes n'est pas forcément celles des autres, que la vérité d'aujourd'hui peut évoluer demain ? ... ce qui est l'autre manière de définir la tolérance finalement !
 
 
+7 #27 frederique 04-01-2013 22:27
J'apporte mon témoignage par solidarité ... j'ai été boulimique de 19 à 26 ans, âge auquel je suis tombée enceinte, j'ai fait pour ma fille ce que je n'avais jamais pu faire pour moi et j'ai arrêté net vomissements et laxatifs par peur de faire une fausse couche ou un enfant carencé. On peut donc échapper à cet autre qui nous habite, mélange de vide et de présence nocive. Ma vie n'a pas été facile mais j'ai toujours essayé de l'emplir de choses bonnes pour moi, au risque de ne pas être politiquement correcte, certes ! Aujourd'hui j'ai 45 ans et je suis dans une phase de "au fond du seau" mais je sais que je ne rechuterai pas. La boulimie je lui ai fait la peau et c'est pour toujours. Courage à toutes celles qui sont sur le chemin, pensez à vous envers et contre tous (une vraie lutte quand on est une femme !) et vous arriverez au bout c'est sûr !
 
 
-2 #26 floriane 21-12-2012 22:53
Citation en provenance du commentaire précédent de :
Mais une personne boulimique vit dans une dualité contrôle/perte de contrôle, alors lui dire que si elle "cède", c'est raté...
oui mais c'est vrai qu'à chaque fois qu'on se montre soumise par exemple ou trop agressive, on repart dans notre ancien trip "je suis nulle je vaux rien je suis mauvaise etc". et c'est reparti pour se taper dessus. Donc je pense que même si on est humain et qu'on fait ce qu'on peut, il est bon de savoir que c'est logique de se ressentir comme avant si on ne "tient" pas ces limites de respect de soi. c'est dur à entendre mais c'est ainsi.
 
 
+3 #25 Régina 12-10-2012 00:41
Je prends conscience aujourd'hui qu'il faut que je m'aide moi-même. Votre site sera mon point de départ. J'espère que ça va bien marcher. Merci !
 
 
+3 #24 Guest 31-07-2012 22:50
Merci beaucoup !
J'ai compris que ma boulime était alimentée principalement par mon entourage nuisible, plus je suis loin d'eux, mieux je me porte, moins j'ai de crises. c'est triste mais c'est ainsi...
 
 
+2 #23 Guest 16-07-2012 14:52
Heureuse qu'il existe des personnes comme vous pour nous comprendre et nous aider, c'est si difficile d'expliquer à notre entourage pourquoi on souffre, ça leur cause tant de peine.
Merci.
 
 
+1 #22 Guest 23-03-2012 01:14
Conseils pour aller mieux ?

Je lis surtout des prétextes pour ne pas guérir et continuer a se faire vomir , gentiment , sans déranger .

On est peut être pas coupables , et c'est évident que rien n'est facile .

Mais banaliser ça , revient à le cautionner .
 
 
+1 #21 Guest 05-12-2011 12:46
Merci de vos commentaires. Nous sommes très contents que ce site vous aide à porter un autre regard sur votre problème
 
 
+2 #20 Guest 05-10-2011 22:29
Je m'accroche et j'aime le ton qui est utilisé sur ce site pour parler de notre souffrance...
 
 
+2 #19 Guest 18-09-2011 18:07
Je me reconnais tellement dans cette description. Depuis que je suis boulimique et sachant que je ne me fais pas vomir, que cela dure depuis 5 ans (j'ai 18,5 ans), j'ai pris du poids, du gras. J'ai perdu toute estime de moi-même, toute confiance. Je suis invisible, effaçée, sans amoureux, sans amis (ou presque), déprimée, triste, sensible à l'extrême et difficile à vivre à la maison. Je cherche toujours quelle est la source de mes boulimies, quelle est cette angoisse. Je sais simlement qu'elle est là depuis longtemps. Je la sens, je la connais, je la côtoie, mais je ne l'explique pas. Comment expliquer une angoisse qu'on vivait déjà à 9 ans, qui nous terrorisait, qui nous rongeait ? Je cherche et je reste persuadée que quand je saurai, je serai libérée, et là alors, je pourrai entamer une guérison définitive. Je souhaite que toutes les personnes dans mon cas trouvent la clé, ouvrent la porte, et la referment à jamais.
 
 
+2 #18 Anucia 08-09-2011 13:36
Boulimique vomisseuse en rétablissement je viens de découvrir votre site très bien réalisé avec des conseils très utiles et informations que je ne connaissais pas sur cette maladie.
Je voulais simplement réagir sur un passage dans lequel vous inqiuez qu'une rechute après trois semaines sans crises obligerait à tout reprendre au début. Personnellement quand j'ai commencé a espacer mes crises à chaque rechute j'avais honte et pensais qu'il fallait tout recommencer à zéro. J'assistait à des réunions OA et d'autres personnes rétablies me disaient que tout ce que j'avais gagné sur cette maladie était acquis. Comme un petit enfant qui apprend à marcher, il tombe souvent et pourtant se relève à chaque fois pour finir un jour par réussir. Cela m'a énormément aidé et j'ai pu augmenter petit à petit mes périodes sans crise et sortir de l'enfer que je connaissais depuis 20 ans...
 
 
+3 #17 Guest 05-09-2011 21:54
Merci beaucoup pour ces conseils utiles, travailler sur l'estime de soi est fondamental et aussi son rapport à l'autre. J'ai arrêté les crises il y a peu après 20 ans d'enfer et ne m'étais jamais rendue compte à quel point ma maladie polluait mon rapport à l'autre et des torts que j'ai fait à mon entourage, je me positionnais seulement en tant que victime, victime de la maladie, victime des autres.
La petite fille en moi qui a souffert ne voulait pas grandir et a encore du mal, elle a besoin d'être rassurée et en même temps de laisser la personne que je suis devenue vivre sa vie de femme adulte. En lisant le témoignage qui précède je me reconnais et ce qui m'aide est de consoler moi même cette petite fille et lui dire qu'aujourd'hui elle est en sécurité...
En tous cas merci pour tous ces témoignages c'est important de partager...
 
 
+4 #16 demontespan 18-07-2011 06:05
Moi aussi, je découvre ce site et je le trouve vraiment bien. Merci pour ces conseils. Seulement pour ma part, je ne sais où me classer : j'alterne de grandes périodes d'anorexie et de boulimie. Je suis absolue soit dans l'une ou soit dans l'autre.
Ce vide affectif, je le ressens tout les jours. Je me suis toujours considérer comme une enfant et enfin, sur ce site, on approuve. J'ai une gosse en moi qui n'a pas grandi et qui souffre dans le monde des adultes et il faut qu'elle se protège car tout l'agresse. Les hommes surtout car c'est eux qui lui ont ôtés la joie de vivre, son innocence et sa confiance envers les adultes. Cette petite, elle pleure toujours... et voilà quinze ans qu'elle attend que sa mère la console et l'emmène loin de son enfer...
 
 
+1 #15 Guest 06-07-2011 00:48
J'ai découvert ce site il ya peu de temps. J'ai rapidement acheté Les toxicos de la bouffe que j'ai lu d'une traite et qui m'a beaucoupé aidé sur l'instant. Cela faisait déjà quelques jours que je n'avais pas vomis et cela m'a encouragé à garder la tête haute vis à vis de ça; je n'ai toujours pas revomis même si je continue à faire des crises. Je me dis que c'est toujours ça de gagné. Ce livre m'a aidé à y voir vraiment plus clair sur le plan psychologique et cognitif. Sur le rapport avec la mère, la petite enfance. J'ai consulté un psychiatre pendant 1 an et cela m'a permis d'avancer sur certains aspects, mais en rien ou si peu sur la boulimie et le vrai malaise derrière. En attendant, merci pour tout.
 
 
0 #14 Guest 05-07-2011 11:09
Oui c'est bien cela: un gros manque d'estime de soi qui peut gâcher des années et des années de vie! Aussi j'ai envie de dire: courrez vous faire aider par un bon médecin ou psychologue: pour guérir plus vite et gagner un temps précieux,
courage à tous et toutes
une ancienne boulimique guérie depuis longtemps
Nelly 55 ans
 
 
+1 #13 Guest 12-06-2011 20:51
Merci pour vos précieux conseils. Ce site explique bien la maladie. J'espère qu'a l'avenir ou parlera de plus en plus de cette maladie car elle est encore trop tabou alors que beaucoup de personnes en souffrent et aimeraient pouvoir facilement se référer à des spécialistes pour s' en sortir.
 
 
+1 #12 Guest 10-06-2011 18:58
merci :) je n'osais pas en parler, je n'étais pas sur des symptomes...mai ntenant je sais, je vais tenter d'y arriver seule. j'ai 18 ans, je veux évoluer.
 
 
+2 #11 Guest 25-05-2011 18:19
Merci infiniment !!
 
 
+3 #10 Guest 21-05-2011 20:42
Boulimique depuis 12ans ... Je decouvre votre site, je le trouve super ! Merci pour cet oeil nouveau sur la maladie !
 
 
+2 #9 Guest 17-04-2011 14:04
Je partage le même avis que les autres ce site est très bien fait. Dès a présent j'ai pris l'initiative de changer tout complétement comme si je renaisais je veux être moi même dès à présent.
 
 
+3 #8 Guest 22-11-2010 08:38
Votre site est bien fait, il fait envisager la maladie autrement.Mais lorsqu'on est boulimique, on a tellement honte de soi qu'on ne sait pas vers qui se tourner pour s'en sortir, personnellement mon manque d'estime de moi-même m'empêche de demander de l'aide, c'est pourquoi je trouve qu'il ne donne pas assez d'informations sur l'aide thérapeutique. J'ai tenté une psychanalyse pendant deux ans qui n'a fait qu'empirer les choses, j'ai beaucoup de méfiance envers les psy et je cherche quelqu'un de spécialisé; mais comment faire quand on habite pas Paris, mais une petite ville de province, quand on veut s'en sortir mais qu'on ne sait pas à qui demander. Il y a des psy qui ne comprennent pas la maladie, qui dramatisent tout et je ne veux plus perdre mon temps ni mon argent!
 
 
0 #7 Guest 11-11-2010 18:20
ce site est très bien fait et je me reconnais dans chacune des phrases, seulement impossible pour moi d'exprimer ce que je penses, j'ignores ce qui me pourrait me faire plaisir et suis dans un brouillard épais. Depuis 5 ans je suis boulimqiue anorexique et voilà 1 mois que j'ai entamé une thèrapie, c'est dur, je rechutes mais j'ai l'espoir de m'en sortir.. Courage à tous et toutes
 
 
+25 #6 Guest 03-11-2010 19:56
Je suis en rémission de boulimie et j'aime beaucoup votre site. Mais je tiens à faire un commentaire : vous dites que si l'on "cède", tout est à recommencer depuis le début. Comme dans chaque trouble qui met en scène des comportements addictifs, la guérison s'accompagne de rechutes. À chacune d'entre elles, même si la douleur est intense, on ne repart pas de zéro. Non, on continue d'avancer. C'est un chemin sombre avec de la lumière au bout. Parfois on butte, oui, mais on ne recule pas. Il ne faut certes pas moins d'acharnement pour passer ces éventuels obstacles que celui que l'on a mis en oeuvre au début de la prise de conscience et du travail sur soi. Cependant, un début de guérison est une guérison en soi. Il faut y aller petit bout par petit bout, et apprendre à se connaître et s'écouter. Il y a de l'espoir, moi aussi j'ai cru ne jamais m'en sortir. Mais une personne boulimique vit dans une dualité contrôle/perte de contrôle, alors lui dire que si elle "cède", c'est raté...
 
 
-1 #5 Guest 04-10-2010 18:34
Merci pour les mots si sages... je me trouve dans chaque mot... Je vois une psy depuis 4 ou 5 ans mais ma boulimie est de plus en plus souvent, j'ai perdu mon espoir ...completement .
 
 
+2 #4 Guest 25-09-2010 09:00
Depuis 4 heures du matin je n'ai pu cesser de penser à l'urgence d'aller me renseigner sur la boulimie. C'est ce que je fais ce matin, et découvre ce site. Enormement de passages me renvoient à moi-même et expriment précisemment ce que je ressens. Ces conseils sont plein de sens pour moi, puisqu'il est vrai qu'aux moments de profond mal-être, je pourris la vie de mon entourage par mon intolérance et mon agressivité.
J'ai 33 ans et je ne réalise que ce matin ce qu'est la boulimie. C'est énorme. Merci.
 
 
+1 #3 Guest 05-09-2010 15:26
Merci beaucoup , j'espere que tout ceci vas m'aider. En tout cas je vais l'appliquer. J'ai egalement honte d'en parler ... Je pleure quand on m'en parle, j'en souffre ... Je vomis minimum 2 fois par jours ... il m'ai deja arriver plusieurs fois de vomir tout au long de la journée .. Je n'en peu plus et je ne comprend pas pourquoi il m'arrive cela . Si quelqu'un me propose son aide, je la prend volontié. merci
 
 
+1 #2 Guest 10-07-2010 20:14
Merci beaucoup car ça aide énormément quand on a vraiment trop honte de le dire!
 
 
+5 #1 Guest 04-06-2010 19:42
Merci beaucoup ,ca fait voir la maladie autrement ...