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SUJET : Compagne boulimique...

Compagne boulimique... il y a 3 ans 7 mois #361

Bonjour,

Je ne sais pas si je peux légitimement poster ici. Je ne suis pas boulimique.

J'ai 29 ans. Je suis en couple depuis presque deux ans avec une jeune femme boulimique. Je l'aime. Ayant tendance à être très (trop) fusionnels, j'ai pris conscience au fil des mois que nous sommes trop proches, ce qui rend notre relation est à la fois très intense et très instable, et surtout déséquilibrée. Elle se réfugie chez moi quand elle se sent trop seule ou angoissée, et pendant plusieurs mois j'ai mis mes besoins de côté pour qu'elle ait un refuge.

Je m'efforce depuis environ deux mois de remettre une distance saine dans certains domaines et de reprendre ma place, une place équilibrée et adulte, dans notre relation. Elle réagit plutôt bien. Mais j'ai du mal à replacer cette distance dans certains domaines sans qu'elle se sente rejetée. Est-ce que je peux vous demander un conseil ?

Merci d'avance.
Dernière édition: il y a 3 ans 6 mois par Loquereetaudi.
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Compagne boulimique... il y a 3 ans 7 mois #362

  • Eva
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Bonsoir,

Tout d'abord je trouve ta démarche très touchante, évidemment que tu peux poster ici. Tu as l'air assez lucide sur les événements et c'est tout à ton honneur de chercher des solutions pertinentes. Je n'ai pas la science infuse en la matière, mais ce que je pourrais te conseiller c'est d'être le plus honnête et le plus authentique possible avec ta compagne. Je pense que plus tu lui expliqueras le pourquoi du comment, moins elle aura tendance à rentrer dans des "délires" et des peurs souvent éloignés de la réalité. Beaucoup de transparence serait peut-être ainsi mon mot d'ordre, sans non plus trop intellectualiser. Félicite la pour les réactions positives qu'elle a pu avoir, demande lui si celles-ci étaient véritablement sincères ou si elle a feint de bien prendre les choses par peur de te déplaire (avec les personnalités borderline et leur "faux self", on ne sait jamais...). Quels sont ces domaines dans lesquels vous rencontrez plus de soucis ?

Je peux par ailleurs te conseiller le livre de Catherine Hervais: Boulimie Anorexie - Guide de survie pour vous et vos proches. Tu y trouveras de nombreux conseils pour ne pas froisser ta compagne et surtout pour savoir quelle attitude adopter face à ses troubles, notamment comment prendre du temps pour toi et te respecter. Car foncièrement c'est cela dont elle aura sûrement le plus besoin, quelqu'un de stable qui va bien et qui peut mener la barque quand, elle, sent qu'elle est en train de sombrer.

Voilà, comme je te disais, je n'ai pas toutes les réponses car je suis moi-même boulimique et suis toujours en plein travail pour aller mieux. Donc j'ai encore beaucoup de choses à apprendre mais j'espère t'avoir apporté quelque chose à travers cette réponse.

Bien cordialement,

Eva
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Compagne boulimique... il y a 3 ans 7 mois #364

Mon message était trop long. Je vais le réécrire pour qu'il soit plus abordable.
Dernière édition: il y a 3 ans 7 mois par Loquereetaudi.
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Compagne boulimique... il y a 3 ans 7 mois #367

Merci pour ta réponse Eva, et pour ton accueil.

Nous ne vivons pas dans la même ville elle et moi (elle Strasbourg, moi Paris). On se voit essentiellement les week-ends, pendant les vacances et parfois en semaine quand on a du temps. Elle n'est pas suivie, et c'est un vrai problème de mon point de vue. Je lui ai parlé du centre de Catherine Hervais, mais elle n'a pas d'argent. Ses parents la soutiennent assez peu dans son combat. Et pour une raison que j'ignore, je pense, d'après plein de choses qu'elle m'a dites, qu'elle n'a pas lu entièrement le site boulimie.fr. Elle n'a pas du en voir l'utilité. Moi en revanche, je l'ai lu de fond en comble, et j'ai acheté et lu les bouquins de Catherine Hervais, qui m'ont été d'une grande utilité.

Je ne crois pas qu'elle fasse semblant, pour plein de raisons. Et peut-être d'abord parce qu'elle sait qu'elle n'a pas besoin de faire semblant avec moi. Elle réagit juste naturellement à mes changements d'attitude je crois.

Le plus difficile à gérer pour moi, et pour elle me semble-t-il, aujourd'hui encore, ce sont ses sautes d'humeur très rapides. J'ai beau avoir acquis quelques réflexes pour éviter les grosses crises, c'est toujours épuisant et pompant (pour elle aussi d'ailleurs, je la sens complètement perdue intérieurement). Un jour elle est bien, bavarde, gentille, câline. "Légère". Et trois heures après, alors que j'ai envie de lui dire que je l'aime, et que je suis encore dans le mood câlin, parce qu'elle aura vu des copines plombantes, pensé à son avenir (qui la fait flipper), eu une contrariété, trop fréquenté ses parents, qui ne vont pas bien, tout est foutu, sa vie est merdique. Notre relation aussi. Et là, elle se referme dans sa coquille. Et fait montre de quasi indifférence. Voire, elle parle de rompre. Notre relation est comme un bateau balloté sur les flots de son âme, au gré de ses tempêtes intérieures. Et j'ai beau tenir la barre le plus sereinement possible, et essayer de m'investir dans ma vie, de cultiver mes plaisirs, d'amener des choses positives, c'est parfois dur. Parce qu'elle compte. Et que je suis très amoureux d'elle.

C'est dur de la savoir en souffrance après une crise (elle est non-vomitive). C'est dur de savoir qu'elle a tellement mangé qu'elle a du mal à respirer. C'est dur de la lire écrire "j'ai mal et je pleure", alors que je viens de lui écrire que je me couche et que j'ai envie de dormir avec elle.

C'est dur de la sentir constamment sous tension avec la bouffe, toujours à essayer de se retenir, par peur de grossir. Sa hantise absolue. C'est comme une petite souffrance larvée au quotidien.

C'est dur de la voir faire la tête, farouchement, pendant des jours et des jours, sans savoir pourquoi.

C'est dur de se faire jeter dès que je suis un peu trop démonstratif et câlin, ce qui me rend forcément un peu distant, et de m'entendre dire quelques temps plus tard que je m'en fous d'elle et que ça ne changerait rien si elle n'existait pas. Je finis par ne plus savoir sur quel pied danser.

C'est dur de l'entendre de se dénigrer constamment. Alors que je la trouve magnifique, drôle, créative, vive et d'une intelligence inouïe. Et que je ne peux même pas le lui dire, parce que ça part tout de suite en cacahuète, parce qu'elle-même ne s'aime pas. ça devient une sorte de "débat", auquel je ne participe d'ailleurs plus, parce que ça ne sert à rien.

Quand elle est seule avec elle, moi je suis seul aussi, avec elle. Le rapport affectif se crispe, et j'ai parfois le sentiment de ne pouvoir compter sur personne dans le contexte amoureux (le plus intime), de ne pouvoir m'appuyer un peu sur personne. Je vais parfois mal, je me retiens de le lui dire, pour ne pas la plomber. Alors même que j'aimerais être accepté avec mes forces et mes faiblesses, moi aussi. Et pouvoir juste parfois manifester, parfois, un semblant de tristesse.

Enfin j'ai beau être fou amoureux d'elle, et avoir du grandir affectivement à marche forcée avec elle, c'est dur, parfois. D'autant qu'elle n'est pas aidée dans son combat.
Dernière édition: il y a 3 ans 6 mois par Loquereetaudi.
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Compagne boulimique... il y a 3 ans 7 mois #368

Là, concrètement, je suis confronté à un problème. Elle a pris un peu de poids ces derniers temps. Moi je m'en cogne, je trouve que c'est une très belle femme. Je trouve qu'elle a de la prestance, et qu'elle est élégante. Mais elle, elle ne s'en fout pas. Elle se qualifie de "grosse" (je trouve ça fou, elle est canon).

Elle me dit que sans ça, elle viendrait me voir. Qu'elle en a envie. Mais qu'elle ne se sent pas bien du tout en l'état (et je sais que c'est vrai). Je sais donc qu'elle est dans une phase de restriction (c'est quasi constant), enfin elle essaye. C'est déjà arrivé d'autres fois (on a déjà passé un mois sans se voir). Mais là elle me demande souvent si ça me dérange. Je lui réponds que j'ai très envie de la voir, qu'elle le sait, mais qu'elle m'a dit qu'elle avait un truc à gérer par rapport à elle-même, ce que je respecte. Et que c'est à elle de savoir ce qui est le mieux pour elle. Le temps qu'elle règle ça, je reste présent, et dans le même temps je sors, je vois du monde, je m'amuse.

Mais j'ai le sentiment, quand elle me demande si ça me dérange, qu'elle attend quelque chose de moi. Une marque de manque ou d'affection. Un coup de gueule peut-être, que je la bouscule. Et que de me voir m'amuser alors qu'elle me dit qu'elle a envie de me voir mais se retient à cause de son poids la fait se sentir "dispensable", alors qu'elle ne l'est pas. Elle est hyper importante. C'est juste que concrètement la question de son poids est hyper délicate et personnelle. Enfin ça ne me concerne pas. Elle me manque énormément, mais j'évite de m'en mêler. Donc je la laisse gérer ça.

Je me demande si mon attitude est la meilleure pour elle. Et même pour moi. Parce que j'ai, de fait, très envie de la voir.
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Compagne boulimique... il y a 3 ans 7 mois #369

Je me rends compte en écrivant ici que le fait qu'elle ne fasse pas de thérapie est vraiment un problème. Même quand je ne donne pas suite à ses messages où elle essaye de me parler de ses troubles alimentaires. Je sens qu'elle a besoin d'en parler, qu'elle se sent seule face à ça. Elle essaye pulsionnellement de relancer le sujet, 90% du temps. ça la travaille. Elle s'en rend compte. Elle finit même par s'autocensurer. Mais elle se sent seule. D'une solitude atroce. Et je sais que je ne peux rien faire, si ce n'est dégager ça de notre relation. Donc la renvoyer encore plus à une forme de solitude, tant qu'elle ne fera pas de thérapie.
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Compagne boulimique... il y a 3 ans 7 mois #370

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Bonjour,

D'abord je voulais te dire à quel point tes messages sont touchants. Ton amour pour elle transpire dans ces lignes. Selon moi (c'est forcément subjectif) ton attitude est très bienveillante, respectueuse et douce.
Je comprends que tu souffres et que tu te sentes seul lorsqu'elle est enfermée dans la sienne, de souffrance. Tu sembles étonnamment bien la comprendre, d'ailleurs, je trouve.
J'espère que de l'avoir écrit te permet de "libérer" un peu cette souffrance que tu as et que tu ne t'autorises sans doute pas à exprimer, par comparaison avec la sienne (alors qu'elle est réelle aussi).

Effectivement, sans thérapie cela risque de ne pas s'améliorer "vite" (même si le temps, et d'éventuelles prises de conscience naturelles peuvent aider); si elle n'a pas beaucoup d'argent, j'aurais tendance à conseiller les thérapies "gestalt", ou orientées dans l'ici et le maintenant (et d'éviter toute thérapie ayant à voir avec le passé); ou encore les thérapies (ou disciplines comme le yoga) corporelles.
Personnellement c'est à travers la course à pied dans la nature que j'ai trouvé un équilibre émotionnel.
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Compagne boulimique... il y a 3 ans 7 mois #371

Bonjour Isa. Et merci pour ta réponse. Le fait d'écrire mon ressenti m'a fait du bien, mais m'a aussi fait peur sur le moment. On ignore à quel point ses sentiments peuvent être légitimes avant de les avoir exposés à quelqu'un, sans que cette personne les réprouve ou nous critique.

Je lui ai déjà parlé des "Gestalt", en essayant de lui expliquer l'intérêt des thérapies transactionnelles. Elle était d'ailleurs suivie par un thérapeute humaniste, mais de ce qu'elle me disait, et sans rentrer dans le détail, elle restait beaucoup en surface. Il n'y avait pas assez d'investissement personnel de sa part pour que des interactions fortes se créent, et permettre un travail d'égal à égal. Elle était sur la réserve (grande méfiance et autodiagnostics constants font mauvais ménage avec une thérapie efficace je crois).

D'une façon générale, et surtout en l'absence de thérapie, je me rends bien compte qu'une partie de l'apprentissage relationnel se fait avec son entourage. Et qu'on (ses amis, ses parents, ses fréquentations et moi) a une grande responsabilité dans le fait de la remettre à sa place (positivement parlant, s'entend : la place qui lui est due, et dans laquelle elle a vocation à s'épanouir).

La distance, la "saine" distance dont Catherine Hervais parle dans son livre en fait partie, j'en avais déjà pris conscience quelques mois avant de l'avoir lue. Et j'ai bien la notion qu'il y a un espace de "défusion" à sauvegarder. Mais pour certans points, ça se joue parfois sur des détails, le fait de savoir réagir vite, bien, de suite. Et étant humain, non-thérapeute, je ne sais pas toujours.

Un exemple concret : hier soir, je me couche, épuisé. Je reçois un message d'elle me demandant si je pensais qu'elle était aussi bizarre, aussi peu équilibrée et aussi triste les premières fois qu'on s'est vus. Elle avait le cafard. J'étais sur le point de m'endormir, je n'avais pas du tout la tête à réfléchir (j'ai la notion à présent que j'aurais du le lui dire honnêtement, quitte à ce qu'elle se braque un peu). Alors je me suis laissé basculer sans répondre.

Le lendemain (aujourd'hui), à tête plus reposée, je me disais que sa question était complètement biaisée, et que ça ne me viendrait pas du tout à l'idée de formuler les choses comme ça.

J'avais la notion, quand on s'est mis en couple (on se fréquentait déjà depuis 5-6 mois), qu'elle n'était parfois pas encore tout à fait, disons, en pleine possession d'elle-même et de toutes ses qualités. Qu'elle avait parfois des difficultés avec elle-même, que ça la travaillait. Et que c'était parfois délicat à vivre pour elle. Mais tout en le sentant, je ne m'arrêtais pas à ça. Ce sont surtout ses qualités et sa sensibilité qui attiraient mon attention.

Là, j'hésite à le lui dire, honnêtement (en lui disant que sa question est biaisée), ou finalement à ne rien dire du tout, pour ne pas rentrer dans ce rapport égo-centré où elle se regarde sans arrêt le nombril en pointant du doigt ce qui ne va pas (dans lequel elle s'acharne sans cesse à essayer de me faire entrer). Ce qui ne sert absolument à rien.

Voilà un exemple de situation dans laquelle je ne sais pas quoi faire. Parce que je ne sais pas, au final, ce qui est le mieux pour elle. J'ai juste peur d'être maladroit, ou contreproductif en disant ce que je pense vraiment. Parce que j'ai la notion qu'il vaut parfois mieux se taire pour ne pas entretenir certaines choses.
Dernière édition: il y a 3 ans 7 mois par Loquereetaudi.
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Compagne boulimique... il y a 3 ans 7 mois #372

Et c'est là que je me sens très seul.
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Compagne boulimique... il y a 3 ans 7 mois #373

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Je reconnais certaines des tendances de ta compagne dans mes anciennes tendances aussi. Notamment ce rapport "auto-centré" dont tu parles. Je me remets dans cette peau pour te répondre :

Quand je demandais ça (ou équivalent) à mon copain de l'époque, j'attendais, en creux, comme réponse, d'être rassurée sur son amour PRESENT. J'avais peur qu'il ait été déçu, à cause du hiatus entre la fille "joyeuse" des débuts et la fille pleine de fêlures que je lui présente au moment de la question.
Donc j'attendais, en gros "je t'aime en entier, avec tes failles. Je ne suis pas déçu. " et surtout pas une réponse littérale du type "attends je réfléchis, aussi bizarre peut être pas, aussi triste peut être pas parce que...."- surtout pas.
C'est une question qui en cache une autre, essentiellement. (comme tu l'as bien senti d'ailleurs).

J'attendais aussi d'être rassurée sur mon avenir - quelque chose du style : "tout ceci peut et va guérir." Tu vas trouver les ressources en toi, à un moment / Il y a des choses faisables, qui fonctionnent / Tu n'es pas que la fille bizarre et triste. Tu es aussi drôle, émouvante."
En gros, faire "revivre" la partie d'elle qui est chouette, plutôt que de rester, comme sa question le fait, sur ses aspects sombres.
Alimenter la partie chouette d'elle.

Après : je ne sais pas si ces 2 attentes que j'avais sont légitimes : déjà, ce sont des attentes donc c'est à la base chelou (un partenaire n'est pas sur terre pour me rassurer quand j'ai une angoisse)...
Donc je ne sais pas si tu DOIS répondre ça, ni même si tu DOIS répondre quelque chose.
Le fait de t'endormir sans y répondre n'est pas forcément un mal : sur le coup, ça l'a peut être embêtée un peu mais au moins, son discours auto centré "je suis nulle / triste / etc" n'a pas été alimenté. ;)

J'ai quand même envie de te conseiller de lui répondre sur ton amour présent d'elle tout entière, et sur la personne chouette qu'elle est autant que la personne bizarre et triste.
Mais sans doute que je cherche à rassurer ta copine parce que je voudrais qu'on me rassure ainsi^^
Bref, je te laisse discerner ce qui est juste pour toi dans tout ceci. ;)
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