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SUJET : La boulimie, çà pourrit la vie!

La boulimie, çà pourrit la vie! il y a 2 ans 1 jour #708

Une envie d'écrire ce soir. Je ne sais pas trop par où commencer, je ne sais même pas si je serai lue, mais je me lance.

Voila j'ai tout pour être heureuse, je le sais et d'ailleurs parfois je ressens ce bonheur: je suis aimée de ma famille, j'ai un conjoint, un bel appart, une situation professionnelle que j'adore ( et qui m'aide à ne pas sombrer d'ailleurs), pas de problème d'argent, je fais du sport au maximum: fitness, course de 10km une fois par semaine ( j'ai pas mal de volonté sur çà), je mange mes 3 repas équilibrés au maximum, bio, et je suis à tendance plutôt végétarienne (je n'aime pas la viande). Bref vu de l'extérieur je parais être la fille idéale avec une belle vie saine et sereine (enfin pour moi (chacun à son opinion sur l'idéal)).

OUI mais voila je suis boulimique vomitive.

Quand mon conjoint est au travail ( bah oui je me cache bien sûr) , j'ai souvent envie d'une collation l'après midi, et je mange, je mange, je mange, JE MMAAAAANGE. Je me demande même comment je fais pour manger autant: des paquets entiers y passent. Suivi bien sur de vomissements. Parfois je le fais une fois parfois trois fois d'affiler dans la meme apres midi.

Cela fait 3 ans que j'ai ces périodes de boulimie. Tout çà parce que je n'accepte pas mon ***** de corps. Alors oui j'ai quelques kilos en trop, mon IMC est normal mais je me trouve mal foutu.
Il y a 3 ans j'étais un peu plus ronde et j'ai fais un régime connu (WW) où il fallait tout compter. Certes j'ai perdu 10 kg, mais je crois que cette obligation de tout compter et ces restrictions mon conduit à la boulimie: dès que je mangeais plus que ce qui était recommandé, c'était fini je rentrais en état de déprime...

Je me suis bien rendue compte que j'étais malade. J'ai essayé de m en sortir seule: j'ai pas mal de volonté, je pensais que me mettre assidument au sport et à une alimentation saine suffirait. J'ai tenu un mois sans crise, mais depuis la rentrée scolaire (je suis prof) c'est reparti.
J'ai mon humeur qui change, parfois je peux devenir assez agressive avec mon conjoint sans raisons, et le pire c'est que je m'en rend compte.
Oh et puis pour bien arranger le tout j'ai de gros défauts: je suis hypersensible et très angoissée pour peu, ce qui n'arrange rien.

Je m'aperçois bien que toute seule je n'y arriverai pas. J'ai pris rdv avec une nutritionniste spécialisée , mais c 'est pas avant 2 mois... alors je vais surement aller voir un médecin généraliste car je me sens un peu perdu.
Ce soir, cela n'allait vraiment pas (humeur pourrie alors que tout va bien) et du coup j'ai tout dis à mon conjoint. Il savait que j'avais déjà eu quelques crises mais pensait que c etait fini. Il a très mal pris ma "rechute". Il ne voit pas trop çà comme une maladie mais comme un manque de volonté: j'ai l'impression d'avoir un élève en face de moi à qui je dois expliquer qu'il faut être ouvert d'esprit et pas borné. Je crois qu'il était énervé parce que pour lui se faire vomir c'est sale et inenvisageable. Là je lui ai demandé de me laisser un peu seule histoire qu'il puisse se changer les idées.Je sais qu'avec du recul il pense souvent différemment que sur le coup où il apprend les "mauvaises" nouvelles.

Enfin un très long message parce que j'avais besoin de me livrer un peu, avec des gens qui surement vivent la même chose que moi et comprennent ma détresse.
J'aimerai juste être sereine dans ma tête, m'accepter tel que je suis et ne plus avoir besoin de ses pulsions alimentaires pour me sentir bien.
L'être humain est décidément bien compliqué....

Une bonne soirée à tous. :silly:

Etamine
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La boulimie, çà pourrit la vie! il y a 1 an 11 mois #709

Je comprends ce que vous décrivez . Je viens d'oser m'inscrire sur un forum car je ne gère plus non plus ma boulimie depuis 3 ans cela dur . De 57 kg , j'en suis à 84 kg , étant diabétique , je joue avec ma santé .
J'ai pris contact avec un hypnotiseur , pour un anneau gastrique sans opération .
J'ignore ou cela va me mener . Je me dois de réagir , mon image je la déteste

Je remarque qu'on fait pareil , c'est quand on est seule , vous l'après-midi , moi le soir dès que je me couche
Je ne vais même plus courir , je ne vais plus faire de l'aquagym , je me referme sur moi même
Comment sortir de cette engrenage , qui nous empêche d'être heureuse ?
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La boulimie, çà pourrit la vie! il y a 1 an 9 mois #720

Chacune de nos histoires sont quelques peu différentes, mais tant la souffrance est la même.
J'ai 26 ans, je suis malade depuis quatre longues années déjà. Cela a commencé par un régime, le besoin de prendre soin de soi, et peu à peu, sans vraiment s'en rendre compte, tomber en dépression, puis dans l'anorexie mentale... Jamais je ne me suis fait vomir, tout passait par les nerfs, l'angoisse de grossir, de mon image, et énormément de sport.
Parvenue aux limites de mon corps, 38 Kilos pour 1,70 m, je me suis retrouvée aux urgences... Et puis tout c'est enchaîné très très vite, on m'a pris en charge, et loin d'être la manière la plus adapté, je me suis retrouvée en secteur fermé d'une clinique psychiatrique. Autant vous dire qu'à ce moment là, le cerveau n'étant plus correctement irrigué dû à un manque de lipides, je n'ai pour seuls souvenirs que la violence, la maltraitance et la sauvagerie des patients internés... Imaginez-vous anorexiques, ou boulimiques, ou dépressifs, mêlés et mis sous traitement identique que des schyzophrènes, ou d'autres grosses pathologies psychiatriques !!!! Un séjour qui m'aura encore un peu plus détruite. Ma haine est aujourd'hui immense envers le corps médical.
Ensuite, j'ai réussi à reprendre un chemin quelque peu "normal". Me battre contre la boulimie extrême qui s'est installée dès ma sortie de cet enfer psychiatrique, avec un suivi médical classique. Depuis, la boulimie a évolué, mais elle est toujours présente. En un an et demi, je suis passée de 38 kilos à 86 kilos... J'ai été dans une clinique un peu plus adaptée de mon plein grès, j'ai arrêté tout suivi médical quelques mois, puis j'ai repris...
Bref, je me dis aujourd'hui, quelles que soient nos vies, nos symptômes, ce pour quoi nous en sommes là, que rien ni personne ne peut trouver la solution pour nous... Et fort de constater que peu du commun des mortels nous comprennent vraiment, aujourd'hui ça me fait du bien d'écrire, car je sais que ceux qui liront ces quelques lignes, sauront lire au travers toute ma souffrance...
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Modérateurs: Nunuche, Cécile A.
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