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SUJET : Anorexie et autisme.

Anorexie et autisme. il y a 4 ans 1 mois #79

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Bonjour à tous et à toutes,
anorexique à 17 ans, je suis devenue boulimique à 18. J'ai aujourd'hui 38 ans !!! J'ai été suivie par de nombreux psychiatres mais sans succès. Je viens de fêter mon anniversaire. Chaque nouvelle bougie est pour moi une année de plus foutue en l'air à cause de cette foutue façon de passer on temps libre si vous voyez ce que je veux dire...
Mon mari, est au courant de mon trouble et me soutien tant bien que mal mais en ce moment rien ne va plus !
Je suis fatiguée de vivre comme ça. J'ai envie de tout envoyer balader et de disparaître... Je m'efforce de m'accrocher comme d'habitude. Je serre les dents et je me dis que je suis dans un creux de vague que je vais remonter.
Ce qui ne vient rien arranger, c'est que mon mari a lu un article récent sur futura science qui annonce une relation entre anorexie et autisme. Il m'a envoyé l'article par email. Depuis il me considère comme une autiste irrécupérable et ne me parle plus.
Je n'ose même pas engager la discussion pour lui expliquer pourquoi certains marqueurs lors de l'anorexie sont identiques.
J'ai mal et aujourd'hui je suis toute seule...
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Anorexie et autisme. il y a 4 ans 1 mois #80

C'est super intéressant ce que tu dis Clochette, moi aussi j'ai souvent trouvé qu'il y avait un rapport entre ma personnalité et l'autisme. En même temps, quelq ue soit notre personnalité, je me dis que j'ai aussi des côtés géniaux, de même que les autistes ont souvent des côtés géniaux. Quoi qu'il en soit pour toi comme pour moi ce n'est probablement pas de notre faute et si nous étions à paraplegique personne ne nous quitter critiquerait non?
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Anorexie et autisme. il y a 4 ans 1 mois #81

Desolee, Le mot "quitter" Dans mon précédent message est en trop. C'est parce que je dicte et mon téléphone fait n'importe quoi ! :S
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Anorexie et autisme. il y a 4 ans 1 mois #82

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Bonjour,
je ne suis pas médecin et encore moins chercheur. Je ne suis pas une spécialiste de l'autisme mais j'ai par ma profession, quelques connaissances sur l'autisme. Je ne crois pas que notre maladie soit une forme d'autisme. En tous les cas, je pense que cet article fait un raccourci un peu rapide entre les résultats obtenus et les conclusions. Peut-être même est-ce un mauvais résumé de l'analyse des résultats de la recherche. Je m'explique: je me souviens très bien que lors de la "phase" aiguë de mon anorexie, lors de ma perte de poids, cette période si bien racontée dans l'article du mois d'août, je me suis renfermée sur moi-même. Comme sans doute beaucoup de jeunes filles à qui cela arrive c'est presque en réaction à la situation que je me suis en fermée dans une sorte de coquille protectrice. Et oui, tout d'abord, il y avait cette sale période de ma vie qui faisait que rien n'allait plus (maladies très grave des grands parents, santé fragile de ma mère, chômage de mon père, bêtises du frère, scolarité qui déraille alors que j’avais toujours bien marché, déménagements....) et que tout allait de travers alors qu'il me fallait passer le bac et faire des choix pour mon avenir. Comment faire des choix si importants qui allaient engager toute ma vie alors que tous mes repères étaient perdus ? Bien entendu, c'est la période où l'on souhaiterait avoir un petit copain et là...non. Alors je me suis dit que j'étais moche, grosse...les trucs habituels quoi. Mais je ne sais pour qu'elle raison c'est resté ancré en moi. J'en reviens donc au mutisme réactionnaire. Quand dans la famille tout le monde vous crie dessus, que tout ce qui va de travers est ramené à votre impossibilité de manger, quand même les personnages d'un film font bondir votre père contre vous, alors vous commencez à vous renfermer pour vous protéger. De toute façon quoi que je disais, tout étais déformé et détourné comme argument pour me disputer. Je ne pouvais avoir mal nulle part, c'était parce que j'étais trop maigre... je ne pouvais me faire mal nul part, c'étais que j'étais trop maigre. Je ne pouvais rien dire, c'étais que j'étais trop maigre... Toute mes émotions étais retournées contre moi. Sans doute, y a-t-il une part de vrai dans tout cela mais les parents ne parviennent plus à faire la part des choses et cela devient un enfer ! Pour éviter les retours de boomerangs, je me suis habituée à me calfeutrer en moi-même et essayer de ne rien laisser transparaître. Je me suis endurcie et les sentiments des autres m'atteignaient mais je ne me laissais plus le droit de le faire voir. Dans les hôpitaux, lorsque le personnel soignant vous traite comme il vous traite... je ne préfère pas écrire ce qu'il vous font subir.
Alors oui, si à l'époque l'on m'avait fait passer des tests sur ma communication, sur mon enfermement sur moi-même, sur mon égocentrisme et sur mes capacités d'empathie, oui, je crois que les résultats auraient approché ceux d'une personne autiste.
Cependant, avant ma maladie et aujourd’hui, malgré mon trouble, je ne pense pas avoir les caractéristiques d'une personne autiste. J'ai même parfois l'impression que mon empathie est un handicap. Comme l'on dit souvent pour les boulimiques, je suis plutôt parano, ça oui, et je ne parviens pas à me moquer de ce que pense les autres.
Je réagi face à cet article dont j'ai parlé, non pas parce que j'ai quelque chose contre les autistes (j'en ai parmi mes élèves) mais je pense que nous avons tous en tant qu'être humain, des traits parfois autistiques ou schyzo ou parano ou etc... et que tirer des conclusions hâtives enferme les personnes dans un catégorie et donne un cadre de lecture de leur façon d'être et de leur façon de faire qui les enferme encore plus. Je m'explique : vous voyez un jeune (disons 17/18 ans) avec quelques autres sauter en été d'un pont de 18 mètres dans une rivière, vous vous dites c'est un jeune qui s'amuse et qui se donne des sensations fortes. Si l'on vous dit que ce jeune a des troubles du comportement, vous allez plus facilement penser qu'il cherche une fois de plus les limites et peut-être même qu'il a des idées suicidaires. Mon exemple n'est peut-être pas le meilleur mais ce que j'essaye de dire c'est que dans nos société nous avons tendance à enfermer les gens dans des catégories et que le regard que l'on porte sur eux est ensuite formaté par ce cadre virtuel qui se dessine autour d'eux.
Ainsi, penser que les anorexiques sont des autistes, ce n'est pas forcément avoir la meilleure approche pour les aider à s'en sortir, déjà que les psy ne nous aident pas beaucoup à l'hôpital... Mais ce n'est pas forcément bon pour les autistes non plus. Les regards commencent à peine à évoluer sur eux alors ce n'est peut-être pas le moment de mettre des idées bien arrêtées dans la tête des gens.
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Cet utilisateur a été remercié pour son message par: Chachoupicco, chems

Anorexie et autisme. il y a 4 ans 1 mois #83

de quel article parle tu Clochette ? Moi je sens bien que je suis spéciale, que je ne pense ni n'agit comme la majortié des gens, que j'ai des choses à apprendre sur la vie comme les autiste (malgré mes diplômes). Je sens bien que les gens j'ai du mal à le voir vraiment, que je les interprète que j'ai du mal à me mettre vraiment à leur place. Quand je crois me mettre à leur place je m'aperçois le plus souvent que c'est à MA place. Comme dit ma meilleure amie gentiment, j'ai beau faire, j'ai la tête vissée sur mon nombril ce qui ne m'empêche pas de travailler dans l'humanitaire !
Je suis allée lire les articles d'une psychiatre anglaise très connue pour l'anorexie et la boulimie et qui fait des recherches depuis trente ans et elle voit les anorexiques comme une forme d'autisme aspecger feminin www.time.com/time/health/article/0,8599,1904999,00.html
Bon en même temps si je me sens proche des autistes je sais que je ne le suis pas parce que quand je veux vraiment voir les autres je peux (avec beaucoup d'effort pour voir vraiment) alors que les autistes, je crois, ne peuvent pas...
Je voulais dire au passage aux gens qui ont fait boulimie.fr que j'apprécie beaucoup qu'on mette l'accent sur la personnalité particulière des gens qui ont une addiction à la nourriture. Merci pour ce site.
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Anorexie et autisme. il y a 4 ans 1 mois #85

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Je parle de l'article du mois qui se trouve sur la page d’accueil. www.boulimie.fr/articles/boulimie-explic...nrexie-a-la-boulimie
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Anorexie et autisme. il y a 4 ans 1 mois #86

Ah ok merci, je vais le lire attentivement. J'avoue que je me suis jetée avidement sur le forum :blush:
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Modérateurs: Nunuche, Cécile A.
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