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Elle
se faisait vomir du matin au soir. Elle vomissait tout
ce quelle mangeait, ne gardant même pas
son petit-déjeuner.

Avec
laccord du médecin qui connaît bien
mon travail, je ne lui ai pas demandé darrêter
de vomir (je sais par expérience que, lorsqu'on
arrête de vomir, on peut devenir obèse
en un rien de temps. Par
contre, je me suis arrangée avec elle pour que,
tout au long de sa psychothérapie, elle absorbe
suffisamment de protéines et vitamines liquides
le soir, après sa dernière boulimie, juste
avant daller dormir. Elle prenait des yaourts
et ça lui a été possible de remplacer
les yaourts par les crèmes protéinées.
Elle réussit ainsi à éviter l'hospitalisation.

Je
l'ai croisée, tout récemment, dans ma
rue. Deux ans avaient passés après la
fin de sa thérapie. Elle était resplendissante.
Légèrement étoffée, elle
ne perdait plus ses cheveux, avait un petit ami depuis
peu, mangeait normalement et la vie semblait lui semblait
considérablement plus légère.

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