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Comment rendre accro......

Écrit par . Publié dans Boulimie et amour

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Comment rendre accro un garçon qui veut prendre son temps ? C’est la question que Zoé se pose. Zoé se pose-t-elle la bonne question ? Son copain veut-il vraiment laisser du temps au temps où se sert-il de cette réponse pour ne pas aborder clairement un problème qu’il a ou un problème qui s’est installé dans la relation ?

Elle a vingt ans, est étudiante, vit en banlieue chez ses parents et est depuis 3 mois avec un garçon qui lui plaît beaucoup. Il vit en co-location à Paris mais son co-locataire est absent pour le moment et Zoé va chez lui à chaque fois qu’ils se voient.

Au début il était très amoureux, il l’emmenait au restaurant, au cinéma, au café. Maintenant, il ne veut plus sortir, prétextant que son travail de juriste le fatigue beaucoup. Il passe moins de coup de fil et de sms. Il ne lui fait pas rencontrer ses amis ni même son co-locataire (Il est convenu entre les deux co-locataires qu’aucun n’amène de copine.) Il ne veut pas rencontrer non plus ses amies à elle…

Quand ils se voient, il est gentil, attentionné, mais elle attend plus de cette relation et se sent peu respectée d’obtenir si peu. Pendant les longs week-ends où il est en famille pour un mariage ou autre évènement, il ne l’appelle pas du tout.
Elle en conclut qu’il n’est peut-être plus aussi amoureux maintenant qu’au début, pourtant elle jure de ne pas avoir été ch… et n’avoir pratiquement jamais fait de reproches. Par contre, elle se demande si les jeux sont faits ou s’il y a une chance qu’il devienne accro d’elle avec le temps, et si oui, ce qu’elle peut faire.

Je vous transcris sa lettre et ce serait formidable pour Zoé que votre entourage masculin vienne dire franchement ce qu’il pense sans détour à Zoé dans les commentaires à la fin de l’article (il ne s’agit pas de la rassurer mais de l’informer).

Bien sûr les femmes sont différentes entre elles (même si elles ont ici la boulimie en commun), les hommes aussi sont différents entre eux. Néanmoins, en matière de séduction il y sans doute des constantes. Par exemple ne rien attendre de l’autre, ne pas faire de reproches, oser s’affirmer (mais avec douceur sans se braquer), rester léger…

Donc, voici la lettre de Zoé :

« Je suis avec quelqu’un depuis bientôt trois, mois…Visiblement je lui plais car c’est lui qui m’a abordé… Depuis le début, après son travail, je vais chez lui  (j’ai vingt-et-un ans, je suis étudiante et j’habite chez mes parents). Lui a vingt-sept ans. Il en co-location (mais son co-locataire était absent). Nous passions d’agréables soirées ensemble : il m’invitait au café, au resto, au théâtre, en week-end.

Aujoud’hui je fais une heure de transports pour aller chez lui quand son co-locataire n’est pas là et nous ne sortons plus. Même si ca n’est pas vraiment de sa faute, qu’il est fatigué par le travail et a des problèmes d’argent, je me sens soumise en allant chez lui. Nous ne faisons plus rien et je m’ennuie un peu mais j’essaye de ne pas le lui montrer. Moi, j’aimerais qu’on sorte de temps en temps et je pense que, quand on tient à quelqu’un, on a envie de lui faire plaisir. Or je ne sens plus chez lui l’envie de me faire plaisir.  Avant il me téléphonait tous les jours, maintenant il m’appelle de moins en moins, ne me présente toujours pas à ses amis, ni à son co-locataire et n’accepte pas de rencontrer mes amis. Je ne me sens plus respectée. J’étais tellement mal pendant ces jours que je n’ai pas pu m’empêcher d’être agressive quand il m’a rappelé le dimanche soir. Je suis consciente que j’ai un problème de dépendance affective, mais là, j’ai l’impression qu’il ne me respecte pas. Après tout je ne suis pas à sa dispositon.

On ne laisse pas sa copine pendant quatre jours sans donner signe de vie ! Je lui ai envoyé un message pour mettre les choses au point :  “je pense que nous n’avons pas les mêmes attentes, je pense m’être assez adaptée à ton mode de vie et mériter plus de reconnaissance et d’affection : le rôle de l’amante secrète n’est pas pour moi”. J’attendais soit une rupture, soit une declaration, au minimum une réaction qui prouve qu’il m’avait comprise. Rien de pire que l’attente sans savoir.

C’est moi qui ai finalement dû le rappeler pour être fixée. Ma fierté en a vraiment pris un coup mais je ne pouvais pas attendre plus longtemps. Son discours était le suivant : « je n’ai pas compris ta réaction, j’étais dans ma famille, je comptais t’appeler à mon retour et je n’avais rien de spécial à te dire ». Le mec très rationnel et moi dans l’émotion. Mais comment peut-îl être aussi distant et tenir à moi ? J’ai du mal à le croire quand il me dit : « ça n’est pas parce que je ne te donne pas de nouvelles pendant 4 jours que je ne pense pas à toi”. Je lui ai répondu : “soit on est en couple soit on ne l’est pas, mais on ne peux pas continuer à mener chacun notre vie de notre côté et se voir de temps en temps. Il y a un moment où il faut assumer la relation ». Lui me répond :« on y va pas à pas, on prend notre temps, ne sois pas aussi pressée, ça viendra.”

J’en doute, car partager des choses avec la personne avec qui on est, quand on a des sentiments pour elle, ca vient dès le début ou pas, je pense. Sachant que je ne suis vraiment pas quelqu’un de ch… (je fais le moins possible de reproches, je ne suis pas spécialement prête à m’engager non plus) je voudrais juste une vie de couple normale, ne pas être cachée.

J’étais vraiment prête à le quitter mais c’est compliqué car nous sommes vraiment très bien ensemble, il est très attentionné, parfait avec moi quand nous sommes tous les deux. Mais ca ne peux pas suffire, je ne vais pas continuer à venir chez lui le soir et repartir le matin. Nous ne pouvons pas rester cloîtrés à deux. Ça n’est pas la vraie vie, j’ai envie de mieux le connaître, de le voir avec des gens autour, découvrir ses amis, son univers. J’ai aussi envie de savoir ce que mes amis pensent de lui.

D’un autre côté je ne veux pas le perdre. Je sais que c’est quelqu’un de très bien, très respectueux auquel je tiens et je pense que ca vaut le coup d’aller plus loin. De plus, je n’en peux plus de me rendre malade, de me poser tant de questions. Dois-je tout garder pour moi ou  lui dire les choses en essayant de le faire en riant ?

Je fais tous ce que je peux pour lui faire plaisir, sans en demander plus, mais de toute façon il va falloir prendre une décision. Là son colocataire rentre. Nous en avons parlé vaguement un matin. Il m’a simplement dit : « il rentre ce week end, il va falloir qu’on trouve une solution…”. Il préférerait, limite, aller à l’hôtel ou venir chez moi (très loin et avec mes parents), plutôt que lui en parler !

Je comprends qu’il soit pudique, réservé, etc, mais je pense vraiment que j’ai été compréhensive et la plus agréable et « normale » possible. Quand j’en parle à mes amies, elles ne supporteraient vraiment pas et me disent qu’il a un problème. Comme les amis ne sont pas toujours les meilleurs conseillers, il faut un esprit tolérant, qui ne juge personne, pour pouvoir donner son point de vue. C’est pourquoi je fais appel à toi.

Zoé

PS: Ce qui m’attriste c’est que je ne veux pas lui faire de rapproche et être chiante, je voudrais qu’il le fasse les choses par lui-même, surtout que face à l’agressivité il ne réagit pas mais se braque

Fin de l'artice Juin 2010.

Ce serait formidable pour Zoé que votre entourage masculin vienne dire franchement ce qu’il pense sans détour à Zoé dans les commentaires ci-dessous à la fin de l’article il ne s’agit pas de la rassurer mais de l’informer).

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